23 février 2024

18 juin 1429 : La bataille de Patay

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Le 18 juin, outre la défaite de Waterloo ou le symbole de l’appel de De Gaule, qui n’eut en réalité quasimment aucune importance historique. Sa seule importance fut dans le roman national résistant, nous, français, commémorons aussi la grandiose bataille de Patay. En effet la bataille de Patay est un événement majeur de la guerre de Cent Ans, qui s’est déroulé le 18 juin 1429 entre les armées française et anglaise. À Patay, l’armée française a vengé Azincourt et obtenu une victoire magistrale sur les Anglais. Après la levée du siège d’Orléans, l’intervention de Jeanne d’Arc a été essentielle pour y emporter la victoire.

Revenons ensemble, sur ce grand moment de l’histoire de France.

Contexte :

Alors en pleine guerre de Cent Ans, la France n’est plus qu’anarchie et désordre, c’est un territoire morcelé entre les prétentions anglaises et bourguignonnes. Charles VII, alors simple Dauphin, n’est même pas courroné Roi et dirige un fief bien trop petit pour espérer quoi que ce soit. La France était au plus bas possible, depuis quatorze années d’une guerre dont le début avait été signalé par le désastre d’Azincourt, il ne s’était rien fait qui pût relever le moral du pays en proie à l’invasion. Le roi anglais siégeait à Paris, le Dauphin français se maintenaient difficilement sur la Loire.

Une jeune fille du nom de Jeanne naquît alors dans un village de la Meuse. Cette jeune fille se vit confier par une voix de plus en plus insistante la mission de se rendre en France afin de faire cesser ce chaos. Ecoutant cet appel et bravant maints obstacles, cette jeune paysanne illétrée ne sachant pas monter à cheval, rallia à sa cause de plus en plus de monde. Le capitaine Robert Baudricourt de Vaucouleurs tout d’abord puis enfin une entrevue décisive avec le Dauphin Charles VII au chateau de Chinon en mars 1429. C’est ici que sa vie publique commença, elle avait alors dix-sept ans. Après s’être fait reconnaître et agréer du Dauphin, elle alla, fin avril, porter le siège de l’armée de Charles VII sous les murs d’Orléans en mai. Douée d’un magistral coup d’oeil militaire, le siège est une véritable réussite, un triomphe pour Jeanne et Charles VII. Les mois suivant se suivent et se ressemblent, la victoire de Jargeau, de Beaugency et enfin la bataille de Patay, où lord Talbot est fait prisonnier. Nous sommes alors en pleine campagne de la Loire.

Déroulement et conséquences de la bataille :

Jeanne commande en compagnie du Duc d’Alençon et du Connétable de Richemont. C’est pourtant bien elle qui dirige et motive les troupes selon le slogan « Agissez, et Dieu agira ». Véritable vecteur de bravoure et de courage chez ses hommes, Jeanne mena cette armée à une nouvelle victoire, peut être la plus éclatante.

En effet, suite à la bataille de Beaugency où la garnison anglaise est libérée, cette dernière après sa cuisante défaite sera rejoint par un corps d’archers anglais, les fameux longbows, rendus célèbres à Azincourt. Or, l’objectif de Jeanne est de casser ces deux armées séparemment avant qu’elles ne fassent jonction. Se met alors en place une avant garde composé de plus d’un millier de fantassin et de 180 chevaliers. Cependant il s’agit de la fine fleur de la chevalerie française menée par les compagnons de Jeanne. L’avant garde des chevaliers est alors en mission de reconnaissance avant d’identifier les positions ennemies. Ce sera chose faite le 18 juin. L’occasion est alors trop belle pour ces chevaliers face cette mer d’archers anglais vulnérables. La cavalerie française va alors annihiler ces archers pris par surprise avec une telle efficacité qu’en résulte une désorganisation générale coté anglais. La cavalerie anglaise paniquée et n’écoutant que son courage fuit alors vers les positions anglaise. Cette fuite est interprétée par le gros de la troupe comme un signe de défaite. La fuite est alors générale. La furieuse cavalerie française ne fais pas de quartier et décime les unités anglaises sous des charges de cavalerie répétées. Pendant ce temps l’infanterie française composée majoritairement de piquiers arrive sur le champ de bataille. Ces derniers finiront le travail et écraseront les restes de l’armée anglaise. C’est une victoire absolument totale.

En termes de conséquences, le bilan fut plus qu’inégal. Préparez vous bien, 180 chevaliers français et entre 1000 et 1500 hommes d’infanterie français on mit en déroute près de 5000 anglais. On dénombre approximativement de 2000 à 3000 pertes. L’élite de l’armée anglaise est ou tuée ou capturée notamment le célèbre Lord Talbot. Enfin le corps des archers anglais est anéanti et ne sera jamais reformé. Côté français, le bilan est incomparable. Le bilan serait entre 3 et 100 tués. Vous avez dit bilan inégal, vous ne croyez pas si bien dire. Azincourt fut vengé. Au même titre qu’Azincourt décima la chevalerie française, Patay fut l’Azincourt anglais, ces derniers ne s’en remirent que bien trop difficilement.

La route vers Reims fut ouverte, Reims, lieu du sacre des Rois de France était l’un des objectifs majeurs de sa mission. Charles VII y fut courronné en juillet. Se produisit alors lors du sacre l’incarnation de la vraie mission de Jeanne d’Arc. La triple donation de Jeanne d’Arc. Jeanne demanda alors à Charles de lui remettre sa couronne et son royaume. Après hésitation Charles céda et produisit un acte notarié attestant de cette Donation. Jeanne donna à son tour la France à Jésus-Christ. Se produisit alors un miracle, Nos Seigneurs dit-elle d’une voix forte, à présent, c’est Jésus-Christ qui parle : “moi, Seigneur éternel je la donne au Roi Charles”. Cet événements d’apparence mythique fut cependant rapportés dans le Brevarium Historiale, registre des liens diplomatiques du Vatican en l’année 1429. 

En ce 18 juin, souvenous de la véritable mission de Jeanne pour la France. Que la France renouvelle son voeu de baptême comme au temps de Saint Rémi. La France ne peut être la France que si elle sert le Christ. Le Christ demeure Roi de France, ce fut rappelé par cet événement grandiose et par la mission de Jeanne. Le lendemain, grace au règne, le pacte de Reims fut renouvelé ainsi que la mission de la France. La France a bien une mission divine. Au même titre que le peuple juif fut le peuple de l’Ancienne Alliance. La France est bien le peuple de la nouvelle. C’est pour cela qu’elle sera sans cesse la cible de ses ennemis les plus farouches. Nos ennemis savent parfaitement ces faits, nous nous devons de faire notre ces principes et de défendre cette mission.


Article écrit par Le Cosaque 

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