21 juin 2021

Comment le Système persécute ses opposants

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Plus le temps avance, plus le système qui nous opprime manifeste sa malfaisance. Puisque les nombreux procès intentés contre lui n’ont pas réussi jusque-là à faire taire l’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne, voilà que l’on cherche à l’étouffer, à l’asphyxier. Le triste Tristan Mendès-France mène campagne depuis déjà de longs mois sur les réseaux sociaux pour que l’agrément de la commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) soit retiré à RIVAROL. Notre hebdomadaire ne perçoit, ni n’a jamais perçu, la moindre aide directe de l’Etat, ne perçoit aucun centime. Contrairement à tous les journaux du Système qui se partagent des dizaines de millions d’euros de subventions. En revanche, à l’instar de quasiment toutes les publications imprimées, RIVAROL a toujours eu l’agrément de la CPPAP car il en remplit toutes les conditions. Il est considéré comme un journal politique, paraissant régulièrement en kiosques depuis plus de soixante-dix ans, sans la moindre interruption ou discontinuité et satisfaisant à toutes ses obligations réglementaires, administratives et fiscales. Les publications agréées d’un point de vue strictement administratif par la commission paritaire bénéficient d’un taux de TVA réduit (à 2,1 %) et de tarifs postaux diminués, ce qui est très important pour les abonnements. Car s’il fallait payer au prix fort les envois des exemplaires aux abonnés papier, cela serait ruineux pour notre très modeste entreprise.

L’objectif de Tristan Mendès France est donc de tuer RIVAROL en l’asphyxiant. Plutôt que d’appeler ouvertement à l’interdiction pure et simple de notre hebdomadaire, comme le font explicitement des sites et organisations comme la Ligue de Défense juive (LDJ) ou Balance ton antisémite (BTA), une pétition a même été lancée en ligne dans ce sens, le petit-fils de Pierre Mendès France entend éliminer de manière vicieuse et détournée un adversaire politique implacable. Alors que notre hebdomadaire ne compte que quelques milliers de lecteurs, certes très fidèles, convaincus et généreux et que le boycott contre lui est à peu près total, son existence est devenue insupportable à un certain nombre de personnalités et de mouvements qui prétendent lutter contre la haine, mais qui en réalité ne souffrent pas que l’on pense différemment d’eux, que des convictions, une vision du monde et de l’homme, une lecture des événements puissent diverger radicalement des leurs et s’exprimer librement.

Tristan Mendes France — dont François-Xavier Rochette et Hannibal nous expliquent excellemment et en détails dans ce numéro le parcours, le profil et les objectifs, ainsi que ceux de ses aïeux, pas toujours bien glorieux —, fait donc pression sur l’actuel ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, afin que cette dernière exige de la CPPAP le retrait de l’agrément pour RIVAROL. Il est évident que si ce triste sire obtient satisfaction (et il n’est pas seul à vouloir cela, la LICRA s’est sans surprise associée à cette démarche, jugeant scandaleuse que notre publication puisse encore bénéficier de l’agrément de ladite commission), ceux qui veulent notre disparition ne s’arrêteront pas là. Si l’on juge scandaleux que RIVAROL soit agréé par la commission paritaire, à cause de nos positions dites négationnistes, racistes, antisémites, intégristes, homophobes, xénophobes, etc., on trouvera également et logiquement scandaleux, pour les mêmes raisons, que l’on soit vendu en kiosques. En janvier 2014 des sites juifs avaient ainsi fait pression sur Monoprix pour que nous ne fussions plus vendus ni exposés sur les rayons de cette enseigne, après la une dénonçant l’interdiction par le conseil d’Etat sur ordre de Valls d’un spectacle de Dieudonné, et les censeurs avaient alors obtenu satisfaction. Pendant une longue période nous n’avons plus été mis à la vente ni exposés sur les rayons des Monoprix, et c’est encore le cas actuellement pour certains d’entre eux, alors même que la loi Bichet de 1947 interdit un refus de vente et d’exposition de publications pour des raisons politiques. C’est aussi à l’espace de liberté et d’expression qui est laissé aux différentes oppositions que l’on juge un régime politique et lorsqu’on se gargarise des droits de l’homme, que l’on vante le pluralisme politique, qu’on s’affirme démocrate, il est particulièrement pernicieux d’œuvrer activement et sournoisement à l’élimination des opposants.

Et lorsqu’on aura interdit la vente en kiosque pour contenu non conforme au politiquement correct, on s’en prendra à la vente par abonnements. Car on nous dira que les facteurs n’ont pas à  être contraints à distribuer dans les boîtes aux lettres une littérature dite raciste et négationniste, même si le journal est reçu en l’occurrence sous pli discret, et ainsi le tour sera joué. Rappelons-nous qu’en 2002, le postier Olivier Besancenot, de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire), devenue aujourd’hui le NPA (Nouveau Parti anti-capitaliste), avait dénoncé le fait que les services postaux fussent obligés de distribuer les professions de foi et les bulletins du Front national car ce dernier était, selon l’extrême gauche, un parti raciste, fasciste voire nazi ! Le propre des révolutionnaires et des subversifs, c’est de ne jamais s’arrêter, d’aller toujours plus loin dans l’horreur et la tyrannie. Rappelons-nous la fameuse phrase de Saint-Just : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». De ce point de vue, rien n’a changé depuis ce temps-là.

Face à ces assauts de plus en plus violents contre RIVAROL, nous allons avoir besoin du soutien militant et renouvelé de nos lecteurs car nous avons fermement l’intention de poursuivre notre publication coûte que coûte, et même si l’on nous retire cet agrément, ce qui serait un vrai coup dur, nous ferons l’impossible pour continuer le combat. Nous le devons à nos lecteurs, à nos devanciers et aux jeunes générations qui doivent pouvoir continuer à trouver des informations et des munitions intellectuelles et doctrinales dans l’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne. Etre et durer, telle est notre devise, empruntée aux parachutistes.

Nous ne sommes toutefois pas les seuls, tant s’en faut, à être la cible de la police de la pensée. Nous connaissons tous les déboires judiciaires d’Hervé Ryssen, d’Alain Soral, de Vincent Reynouard, de Boris Le Lay, de Dieudonné, de Stéphane Blet, d’Yvan Benedetti et d’autres dissidents. Mais il ne faut pas oublier non plus ceux qui sont actuellement incarcérés pour pensée non conforme, Ahmed Moualek, ancien proche de Dieudonné et co-créateur de la chanson Shoananas, vient d’être condamné à cinq ans de prison ferme pour provocation à la haine et à la violence et apologie de terrorisme alors même qu’il n’a absolument rien fait, qu’il n’a commis aucun crime, aucune violence contre quiconque. C’est un écorché vif totalement sincère et passionné qui s’exprime de manière certes un peu brut de décoffrage, mais qui n’est nullement un terroriste ou un malfrat et qui moisit scandaleusement derrière les barreaux. Nous avons longuement évoqué la semaine dernière le cas de Rémy Daillet et de sa famille retenus dans une prison en Malaisie pour des motifs fallacieux, mais en vérité pour des raisons éminemment politiques.

Et comment ne pas citer l’écrivain Johan Livernette qui est en détention depuis le 5 février 2021, officiellement pour une obscure affaire privée, mais très certainement à cause de ses écrits politiquement et religieusement incorrects ? En appel, le 2 juin, Livernette a encore été condamné à 18 mois de prison, dont un an ferme (18 mois ferme en première instance), alors même qu’il est en très mauvaise santé et qu’il n’a manifestement rien à faire en prison. Johan Livernette a été hospitalisé d’urgence le 4 juin au soir, à la suite d’un grave malaise qu’il a eu dans sa cellule, deux jours après l’arrêt de la cour d’appel, le condamnant encore lourdement. Il est désormais hospitalisé au service de cardiologie d’un hôpital toulonnais et son état suscite une vive inquiétude à l’heure où nous rédigeons ces lignes. Il souffre en effet d’une cardiomyopathie hypertrophique et il risque à tout moment une mort subite. En effet ses conditions de détention ont fortement dégradé son état de santé. Le médecin qui l’a examiné ne comprend pas qu’il ait été maintenu jusque-là en prison. Mais les juges d’appel, pourtant dûment informés de sa situation médicale, n’ont rien voulu savoir le 2 juin. Il n’est nulle pitié décidément pour les opposants au Nouvel Ordre mondial. Ce n’est certes pas une surprise ni une nouveauté. Il est logique de ne pas recevoir des fleurs de la part d’un Système qu’on combat. Mais il est toujours utile de rappeler à qui l’on a affaire et de se souvenir que, comme l’enseignait Maurras, leur démocratie, qui est en réalité une tyrannie, c’est le mal, c’est la mort. C’est le néant et la ruine.


Jérôme BOURBON, RIVAROL N°3475 DU 09 JUIN 2021

 

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