26 septembre 2022

DEVOIR DE MEMOIRE: partie 1

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Afin de perpétuer l’excellente tradition du  »devoir de mémoire » instaurée par notre chère ripoublique, nous allons ici-même, vous faire toucher du doigt ce que fut la plus ignoble des doctrine, j’ai nommé le fascisme. Pour cela, nous avons choisi de vous publier, une fois par semaine et ce jusqu’à que vous soyez complètement lavés de tous soupçons fascistes, un article du journal le plus nauséabond que la France ait porté. Je veux parler, bien entendu, de  »Je suis Partout » assumé fasciste jusqu’au bout des ongles. Soyons clair ! L’idée ici est de vous faire haïr le fascisme ! Le contraire serait bien évidemment impensable de notre part.

Aujourd’hui donc, nous publions un article de Pierre-Antoine Cousteau parut le 17 septembre 1943 dans les colonnes de  »Je suis Partout » et intitulé  » Les fascistes au pouvoir !  » :

 »LES FASCISTES AU POUVOIR !

En sommes, les événements d’Italie ne prennent pas très exactement la tournure qu’escomptait Radio Londres… Les Allemands, que l’on disait à bout, ont réagi de la façon la plus fracassante , la plus sensationnelle. En quelques jours, la situation à été rétablie par la Wehrmacht, le nord et le centre de l’Italie ont été nettoyés, les Yankees débarqués à Salerne, ont été rejetés à la mer. Et surtout – c’est là où le drame atteint une grandeur épique- grâce à un coup de main d’une stupéfiante audace, Mussolini a été arraché à ses geôliers. Une fois de plus, le Führer a montré qu’il n’oubliait jamais ses amis. Et j’imagine qu’il n’oublie pas ses ennemis. Oui, décidément, c’est tout de même un autre « Monsieur » que les outres sonores des grandes démocraties…

La rentrée en scène de Mussolini, ça change tout. Exactement tout. Et d’abord voici dissipée une affreuse équivoque. Celle de la collaboration entre l’Allemagne nationale-socialiste et les néo-libéraux du gouvernement Badoglio. Depuis le premier jour, on pouvait comprendre qu’une telle collaboration était impossible, et même qu’elle avait quelque chose de monstrueux, d’indécent. Badoglio répétait : « La guerre continue ». Mais, en même temps, il s’attaquait, sur le sol italien, aux principes mêmes qui donnent un sens à cette guerre, et il restaurait les valeurs spirituelles – si l’on peut dire- qui sont celles de l’Europe.

Or, cette guerre, qu’on le veuille ou non, est avant tout une guerre civile. Renier l’idéal fasciste ( ou national-socialiste), c’est aussi grave, plus grave peut-être, que de livrer une place forte à Eisenhower. Car on ne peut pas être à la fois antifasciste et partisan de l’Europe nouvelle. Nous l’avons dit cent fois : l’Europe ne se conçoit pas sans un « alignement » de politique intérieure. M.Staline d’une part, MM. Roosevelt et Churchill d’autre part ne nous contrediront pas. Le premier n’imagine qu’une confédération de républiques soviétiques, les autres espèrent bien que le continent sera soumis une bonne fois pour toutes aux parlementaires et aux financiers.

La véritable trahison de Victor-Emmanuel et de Badoglio, ce n’est pas la capitulation qu’ils ont acceptée dans des conditions particulièrement déshonorantes, avec un raffinement dans l’infamie dont l’histoire offre peu d’exemples. Leur trahison, c’est la répudiation du fascisme. Le jours où Mussolini était éliminé, la cause était entendue.

Une Italie antifasciste était perdue pour l’Europe. Une Italie fasciste retrouve automatiquement la plupart de ses chances. Et ce qui est vrai pour l’Italie l’est également pour la France.
Certes, la France officielle n’est pas antifasciste. Mais elle n’est pas fasciste non plus. Et c’est là l’explication de tous les déboires accumulés pendant ces trois années de débâcle lente. J’affirme, en pesant bien mes mots, que si nous avions été au pouvoir, les dégâts majeurs eussent été évités. Assez facilement.

Quand je dis « nous », bien sûr, je ne prétend point me limiter à l’équipe de  »Je sui Partout ». « Nous », cela signifie l’ensemble des Français que, sur l’initiative de  »popu » et de  »L’Huma », on a pris, depuis 1936, l’habitude de traiter de fascistes. L’injure ne nous effarouche pas. Et le mot est commode. Il correspond, de plus, à une réalité beaucoup plus simple qu’on ne l’imagine vulgairement.

Le fascisme français, cela existe. Ça n’est pas un parti ( c’est, si l’on veut, une poussière de partis), mais c’est surtout un état d’esprit, un ensemble de réflexes, une manière héroïque de concevoir la vie, c’est beaucoup de dureté et beaucoup d’exigence, c’est l’acceptation de l’Europe sans renoncement nationale, c’est le socialisme sans les Juifs, c’est la raison, c’est la foi.

Un tel idéal n’est accessible qu’exceptionnellement à la multitude. S’il pouvait opérer dans nos parages, M. Gallup n’aurait pas beaucoup de mal à démontrer que le fascisme français, enfermé dans uns statistique, est d’un rendement électoral tout à fait négligeable. Aussi bien, n’est-il question ni de pourcentages ni de scrutins.
Le peuple français, sait-on ce qu’ils veulent exactement ? Mais on sait comment il se comporte lorsqu’on lui offre l’occasion d’exprimer « librement » sa volonté. Il élit Daladier, Blum et Thorez. Et ensuite il est tout étonné que la montagne de ses bulletins de vote accouche d’une bonne petite guéguerre. Avouez que la minorité « fasciste » qui aurait, en 1936, bousculé la souveraineté populaire eût bien mérité de la patrie.

Aujourd’hui, le problème ne se pose pas autrement. Nous sommes quelques-uns en France -plus nombreux, je le répète, qu’on ne l’imagine- qui avons la certitude de détenir un certain nombre de vérités essentielles et salubres, et que la foule identifie volontiers avec ce qu’il est convenu d’appeler la Révolution Nationale. Or, je vous le demande, où et quand les fascistes français ont-ils exercé la moindre parcelle de pouvoir, encouru la moindre responsabilité ?

La Révolution Nationale (qu’on dit), elle a été faite par des gens qu’on appelait, avant la guerre, « Monsieur la Ministre » ou « Monsieur le Président » ou « Monsieur l’inspecteur des finances » ou « Mon Général ». Pas par des gens qu’on traitait de fascistes assassins. Et ça explique tout. Tous les balbutiements. Tous les ratages. Toutes les extravagances. Toutes les trahisons.

Un régime franchement fasciste ( ou national-socialiste) ne pourrait être plus impopulaire que le régime actuel. Il risquerait seulement de l’être beaucoup moins, simplement parce qu’il ferait « quelque chose ». Et ses cadres ne risqueraient ni de faire du sabotage ni de passer à la dissidence.
On imagine mal un Doriot ou un Déat se mettant à pactiser avec les ennemis de l’Europe. D’un Pucheu, d’un Boisson, d’un Noguès, on pouvait tout redouter. Ces craintes n’étaient pas vaines.

Oh ! Bien sûr, la Révolution Nationale n’ignore pas complètement les fascistes français. Elle les autorise à porter des chemises bleues. Et elle ne leur interdit pas expressément de se faire tuer pour elle, à conditions qu’ils meurent discrètement, sans faire trop de bruit. Les gars de la LVF, ceux du PPF et du RNP, les Francistes et les magnifiques Miliciens de Joseph Darnand ont strictement le droit de servir de cibles aux mitraillettes judéo-bolcheviks. Rien d’autre. Ce ne sont plus des « fascistes assassins ». Ce sont des fascistes assassinés. Il n’est pas absurde de penser que l’Etat français pourrait faire de ces héros une utilisation moins désinvolte.

Les communistes, eux, ne s’y trompent pas. Ils ne gâchent pas leurs balles sur les millionnaires du marché noir ni sur les badernes paternalistes de l’Ordre moral, ils ménagent les maniaques de la solitude française et les partisans de la république « musclée ». Ils savent parfaitement où sont leurs véritables ennemis. Ils désignent de leurs coups les seuls hommes qualifiés pour sauver la grandeur française, les seuls qui soient digne du pouvoir.

Preuve que ces hommes existent.

Il est seulement extravagant que les communistes soient les seuls à s’en apercevoir. Dans une Europe fasciste ( ou nationale-socialiste), la France doit être fasciste ( ou nationale-socialiste).

A moins évidemment qu’on ne préfère tendre la nuque aux tueurs de M. Staline. »

Pierre-Antoine Cousteau dans  »Je suis Partout ». 1943.

Nous espérons que cet article vous aura montré la HAINE dont regorgent les fachos ! Ajoutez à cela aucune intelligence ni morale ! Rappelons-nous !

A la semaine prochaine pour un nouvel article de  »Je suis Partout » ! Et n’oubliez pas de prévoir un seau pour vomir devant ce qui nous rappel lézheureslépluzombres de notre méprisable histoire.

FORCE ET HONNEUR camarades !

Article écrit par Augustin pour le Réveil des Moutons 

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