5 juillet 2022

LE FASCISTE, UN HOMME DE COEUR .

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« L’auteur de ce livre est de droite.
D’aucuns diront de  » droite radicale  » , peut-être même  »d’extrême droite  » ; les mots ne sont jamais assez forts. Mais, après tout, l’auteur n’y voit pas d’inconvénient : quand on est de Droite, on l’est jusqu’au bout.

Aussi, ce même auteur n’hésite-t-il pas à revendiquer l’héritage du fascisme, à tout le moins d’un certain type de fascisme – du fascisme non-socialiste et non-lévogyre – en lequel il discerne la réalisation la plus achevée de l’ Idée de Droite, ou de l’Esprit de Droite, c’est-à-dire du réalisme politique.

Pourtant, il n’est pas sans savoir qu’être fasciste est généralement plutôt mal vu. Que le fascisme est considéré comme l’antithèse même de l’amour, de la fraternité, de l’humanité. Que le fasciste est perçu par les autres comme un individu froid, privé de compassion, voire de toute sensibilité.

Mais il affirme que cela est faux : le fasciste a une sensibilité, et même une sensibilité qui lui est propre. Nonobstant cette façade de pierre, et cette conduite impassible qui le caractérise, le fasciste est un homme bienveillant.

Derrière cette absence apparente de sentiment se cache un homme de cœur. Le fasciste est un romantique. L’essence du fascisme n’est certes pas le romantisme ; et cependant, le cœur du fasciste a bien quelque chose de romantique et d’idéaliste.

Le fasciste est un homme compatissant. On prétend qu’il ne se soucie pas des misérables, alors même qu’il est épris de justice sociale : le fasciste ne veut pas  »que, dans une maison d’affamés, l’on accorde des droits individuels qui ne pourront jamais se réaliser, mais que l’on donne à tout homme, à tout membre de la communauté politique, par le seul fait qu’il en fasse partie, le moyen de gagner, par son travail, une vie humaine, une vie juste, une vie digne de ce nom’ (discours de José Antonio Primo de Rivera du 29 décembre 1933). Le fasciste, c’est celui qui, parce qu’il est fort, se fait un devoir de protéger le faible. C’est celui qui prend naturellement le parti de l’ouvrier et du paysan.

C’est celui qui, en apercevant un vieil homme dormir dans la rue, alors que ce dernier à travaillé toute sa vie, ressent de la colère, de la révolte même. C’est celui qui, lorsqu’il voit l’un des siens mendier, ne peut pas ne pas être touché, et lui donne ce qu’il peut donner. Le chef d’État fasciste, enfin, c’est celui qui comprend qu’il n’est pas  » le chef d’une administration, mais le conducteur de millions d’êtres humains, avec un cœur, des passions, des besoins, et à qui il faut donner le bonheur » (Léon Degrelle).

Le fasciste est chevaleresque, et respectueux de la gent féminine. On prétend qu’il méprise les femmes ; et pourtant, il les tient en haute estime, car il connaît leur valeur et leur beauté intrinsèques. Le fasciste, c’est celui qui, sans cesser d’être fort, sait se montrer tendre envers les personnes du beau sexe. C’est l’homme qui ne déclare sa flamme à celle qu’il aime que lorsqu’il s’en croit digne, et qui, lorsqu’il donne son cœur, le donne sans réserve et tout entier. C’est aussi celui qui, en homme d’honneur, est fidèle à son épouse jusqu’à la mort. C’est l’homme qui, la fleur au bout du fusil, part en guerre en songeant à sa bien-aimée ; qui se bat pour elle, et ne vit que pour la retrouver.

Le fasciste est un idéaliste. Il se fait beaucoup d’ennemis, car les gens ne le comprennent pas ; et pourtant, il ne fait que chercher le bonheur des autres. Le fasciste, c’est celui qui aspire à une société où règne la justice, l’ordre, l’amitié. C’est celui qui est toujours là pour ses camarades quand ceux-ci ont besoin de lui. Le fasciste, c’est celui qui, le bras tendu vers le soleil levant, rêve d’une société de frères. C’est celui qui, en réglant son compte à un gauchiste, espère néanmoins que ce dernier rejoindra, un jour, les rangs de la Droite. C’est celui qui consacre sa vie au service de sa patrie, et qui, lorsque celle-ci l’exige, part au combat pour la défendre, et se bat jusqu’à la mort.

S’il n’est pas nécessairement un artiste, le fasciste est cependant un esthète. Il est certes avant tout attaché au Vrai et au Bien ; mais il est aussi attaché au Beau, et à tout ce qui participe, d’une manière ou d’une autre, à l’Idée de beauté. Il est par nature un poète.

Le fasciste sait apprécier une œuvre d’art lorsque celle-ci est belle. C’est celui qui, devant  »L‘homme contemplant une mer de brume » , peut rester des heures entières. C’est celui qui, en contemplant  »Le radeau de la Méduse », est envahi d’une tristesse ineffable, d’une mélancolie indicible.

Le fasciste est aussi un passionné de musique. C’est celui qui, à l’écoute de la neuvième symphonie de Beethoven, retient son souffle, est pris de frissons, et, lorsqu’elle prend fin, en reste comme fasciné. C’est celui qui, en entendant  »Tannhauser » de Wagner, ne peut s’empêcher de verser une larme.

Le fasciste, enfin, aime tout ce qui est grandiose, noble, glorieux. Le fasciste est un amateur de grands rassemblements, de l’esthétique martiale, de l’esthétique même de la guerre ; le fascisme est certes une Idée ; mais, pour l’homme de Coeur qu’il est, c’est aussi  » l’exaltation de millions d’hommes, des camps de jeunesse, la gloire du passé, les défilés, les cathédrales de lumière, les héros frappés au combat, l’amitié entre toutes les jeunesses réconciliées » (Robert Brasillach, le chemin sous le buis).

Enfin, le fasciste, en plus d’être un romantique et un poète, est aussi un homme profondément religieux. Un homme de foi, d’Espérance et de Charité.

Le fasciste passe souvent pour un irréligieux, et pourtant il est attaché à l’authentique religion, à savoir la religion catholique ; religion qui  »est considérée (par lui) comme l’une des manifestation les plus profonde de l’esprit, et, en conséquence, non seulement respectée, mais aussi défendue et protégée » ( Benito Mussolini, La Doctrine du fascisme).

Le fasciste est attaché à la foi de ses ancêtres : il croit dans le Dieu tout-puissant, Créateur du Ciel et de la Terre, qui S‘est incarné, est mort sur la Croix pour le Salut des âmes, et qui, en glorieux Vainqueur de la mort, est ressuscité ; le fasciste, c’est celui qui  »respecte le Dieu des ascètes, des saints, des héros, et même le Dieu que voit et prie le cœur ingénu et primitif du peuple ». Le fasciste passe pour un anticlérical, pour un bouffeur de curés, car il ne se prive pas de relever leurs travers . Et cependant, au fond de lui-même, il respecte ces hommes de Dieu, ces hommes qui consacrent toute leur vie au service des âmes. Le fasciste, c’est celui qui respecte la soutane, parce qu’il sait qu’elle est le signe sensible d’une dignité particulière.

Le fasciste, c’est aussi celui qui, parce qu’il désire naturellement Dieu, entretient ce désir. C’est celui qui, spontanément, aspire au Transcendant, à l’Absolu, à l’Infini. C’est celui qui cherche à se rendre digne de Dieu – s’il est possible- en se donnant à la Cité comme Dieu s’est donné aux hommes.

Enfin, le fasciste est un homme de Charité. Le fasciste, c’est celui qui aime Dieu plus encore qu’il n’aime sa patrie, et qui est prêt à mourir pour Lui s’il le faut. C’est celui qui aspire à la sainteté parfaite, au martyre. C’est celui qui, en attendant sa mort, pleure en songeant à la passion du Christ . C’est aussi celui qui aime les âmes, c’est-à-dire qui veut leur salut ; car il sait que la vie à laquelle l’homme est appelé est toute spirituelle, que  »seule l’âme compte et doit dominer tout le reste, et que, brève ou longue, la vie ne vaut que si nous n’avons pas à rougir d’elle à l’instant où il faudra la rendre à Dieu » ( Léon DegrelleLes âmes qui brûlent). Le fasciste, c’est l’homme pour qui  »l’État, en réglant la vie sociale de l’homme, doit prendre en compte son élévation au surnaturel’ ( abbé Julio Meinvielle, Conception catholique de la politique). C’est aussi celui qui, nonobstant son approbation de la peine de mort – chose nécessaire et juste- , prie pour que le condamné à mort se convertisse et retourne à Dieu. C’est celui qui prie le Seigneur d’accueillir tous les membres de sa Communauté au Banquet céleste. C’est celui qui espère revoir un jour tous ses camarades, morts sur le champ de bataille, au Paradis.

Oui, le fasciste est un homme de Coeur, un romantique et un esthète, et même un homme de Foi.
C’est un homme, tout simplement. Un homme : c’est-à-dire un individu fait non seulement de raison et de volonté, mais aussi de passions, d’espoirs et de rêves, de désirs d’Absolu et d’Infini.
Le fasciste, au plus profond de son être, au plus intime de lui-même, est un amoureux.
Un amoureux de la vie. « 

Source: Préambule du livre  » Catholique et fasciste toujours » de Louis Le Carpentier.

Article écrit par Augustin du Réveil des Moutons

 

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