18 juillet 2024

Lettre de Paris n°4

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Mon cher cousin,

J’espère que ma lettre vous trouvera en bonne santé. Sachez qu’une fois encore, l’actualité, tant nationale qu’internationale, ne nous a pas laissé beaucoup de répit ces derniers jours. Est- ce un effet de cette pandémie qui nous touche depuis plus d’une année, et qui échauffe les esprits ? Vivons-nous la « Fin d’un monde », comme je l’évoquais dans mon précédent courrier, en citant Edouard, Drumont, ce grand penseur nationaliste ?
Je vous avouerais que nous arrivons au bout d’un chemin emprunté depuis des décennies, et qu’il s’agit pour nous maintenant de trouver une nouvelle voie, capable de restaurer la Nation, les valeurs qui nous sont si chères, et de retrouver la primauté du bien commun face à l’individualisme qui a tué nos sociétés.

En guise d’avant-propos, je voudrais évoquer avec vous un ouvrage publié en 1931 dans l’Allemagne de la République de Weimar. Cet ouvrage, c’est le récit de l’implantation du NSDAP dans la capitale Allemande, sous l’impulsion du jeune Joseph Goebbels. Le texte se veut avant tout l’illustration d’un vécu, c’est-à-dire, récit de l’intérieur d’évènements vécus par l’auteur. Il y a nécessairement dans ce texte un parti pris de subjectivité, l’auteur le confesse lui-même dans son avant-propos. Il affirme ne pas avoir rédigé un récit pour l’histoire, n’ayant pas assez de recul au moment de la rédaction, mais un récit à la gloire de ses camarades militants, ayant pour beaucoup d’entre eux, donné leur vie pour la cause.

Commençons tout d’abord, si vous le voulez bien mon cher cousin, par un bref rappel historique.
À la fin du mois d’août 1926, la direction du Parti (NSDAP) demande officiellement à Joseph Goebbels, alors Gauleiter du Gau de Rhénanie (chef de district), de prendre en charge provisoirement (pour quatre mois) le Gau de Berlin. Goebbels hésite car il se sent bien dans sa Ruhr natale (il est né à Rheydt, le 30 octobre 1897), et principalement à Elberfeld où il a établi ses bureaux.

À la date du 16 octobre 1926, il a enfin pris la décision de gagner Berlin. Il écrit alors dans son journal : « Désormais, je suis déterminé à prendre le contrôle de Berlin et à y régner. Un point, c’est tout ».
Le lendemain, il précise : « En route pour Berlin enfin le 1er novembre…Berlin est le point central. Également pour nous. La ville du monde ».
Puis le 22 octobre la confirmation arrive de Berlin via un courrier de Hitler. Il est officiellement nommé à la tête du Gau de Berlin. Le journal Völkischer Beobachter le confirmera dans son édition du 30 octobre.
Une page se tourne. Un nouveau combat l’attend dans la capitale du Reich.
Le 1er novembre 1926 les NS-Briefe (Journal du Parti national-socialiste) publient ses adieux à la Ruhr. Goebbels y écrit : « Et maintenant, pénétrons dans la grande forêt de pierres qu’est Berlin ».
Quelles sont les raisons qui ont poussé Hitler à choisir Goebbels pour le Gau de Berlin ? Revenons quelques mois en arrière, cher cousin.

L’année 1925 avait vu la création à Berlin, au sein du NSDAP, d’une puissante organisation paramilitaire, le Frontbann. Pour les membres de cette organisation il n’était pas question de s’imposer par la voie légale souhaitée par Munich, mais de mener la lutte dans la rue, sur le terrain. Transformée en SA, son poids au sein du parti à Berlin était très important. En parallèle était né un conflit avec les frères Strasser, Otto et Gregor, membres du parti à Berlin et surtout responsables de l’organe de presse du NSDAP. Or, les Strasser étaient fortement marqués à gauche, ce que la SA ne pouvait accepter. Le conflit larvé pris de l’ampleur. Le Gauleiter Ernst Schlange fut contraint de céder sa place à Erich Schmiedicke, son adjoint. Quelques mois plus tard, Karl Daluege, chef de la SA, imposa sur Berlin Oskar Hauenstein, ancien commandant du Frontbann. Ce qui ne manqua pas de provoquer des remous et même des affrontements entre les deux clans. Hitler prit alors la décision d’envoyer à Berlin une personnalité neutre, afin d’y remettre de l’ordre et de de calmer les esprits échauffés.
C’est dans ce contexte de luttes intestines que Goebbels arrive à Berlin le 1er novembre 1926. Deux documents retracent cette période. Tout d’abord, bien sûr, son monumental Journal, que vous devriez parcourir, cher ami, car il nous fait vivre en plus de dix mille pages, l’histoire du IIIème Reich depuis l’arrivée de Adolf Hitler au pouvoir en janvier 1933 jusqu’à la mort de Goebbels et de sa famille dans un Berlin bombardé et totalement détruit, le 1er mai 1945. Mais il faut également prendre en compte, bien que rédigé quelques années plus tard, son livre publié en 1931 Kampf um Berlin (Combat pour Berlin), dans lequel il raconte son arrivée à Berlin, l’état dans lequel il a trouvé le parti dans la capitale du Reich, et l’organisation qu’il a mise en place et ses premiers succès.
Le 8 novembre il est temps de faire les valises. Adieux chez ses amis, les Lutze. Commentaires de Goebbels : « Le chapitre Elberfeld s’achève. Des joies, des peines ! des amis, des ennemis. Des soucis et des déceptions. Mais avec tout cela, une renommée très nettement ascendante. Il me reste énormément de choses à faire dans ma vie, et je me sens prêt… C’est un jour de novembre dans la grisaille. Il y a exactement trois ans, Hitler appelait à la dictature à Munich. Où serons-nous dans trois ans ? Ne posons pas la question ! Au Combat ! Berlin ! Le trottoir ou la réussite ? … »

Voici ce qu’il écrivait en 1931, en préambule de son ouvrage :
« Dans l’histoire des mouvements révolutionnaires, la lutte pour la capitale constitue toujours un chapitre particulier. La capitale est une valeur en soi. Elle représente le centre de toutes les forces politiques, économiques et culturelles du pays. A partir de ce centre, son rayonnement atteint la province, et pas une ville, pas un village n’y échappent. Berlin est quelque chose d’unique en Allemagne. Sa population ne se compose pas, comme celle d’une ville quelconque, d’une masse uniforme, repliée sur elle-même, et homogène. Le Berlinois : c’est le produit d’un substrat berlinois de toujours, complété par des apports de toutes les provinces, régions et groupes sociaux, professionnels et religieux. Il est vrai que Berlin n’est pas, tel Paris pour la France, un facteur prépondérant et novateur en tout pour l’ensemble de l’Allemagne. Mais on ne peut concevoir ce pays sans Berlin. Le Mouvement national-socialiste n’est pas parti de Berlin. Il a eu son origine à Munich. Il s’est répandu ensuite, d’abord à la Bavière, puis à l’Allemagne du Sud, et ce n’est que par la suite, après les premières étapes de son développement, qu’il progressa aussi vers l’Allemagne du Nord et donc vers Berlin. L’histoire du NSDAP au nord du Main ne commence qu’après son effondrement de 1923. Mais, dès ce moment, le national-socialisme se voit également adopté en Allemagne du Nord, avec toute la véhémence de la ténacité et de la discipline prussiennes. Ce livre s’est fixé comme objectif de retracer l’histoire du Mouvement dans la capitale du Reich. Ce faisant, il ne poursuit bien entendu aucun but historique. Les historiens du futur auront à décrire la chronologie objective de son développement sur le plan berlinois. Nous manquons du recul qui donne la lucidité nécessaire pour répartir avec équité les torts et les mérites. Celui qui écrit ces lignes a lui-même participé, d’une manière déterminante et comme principal responsable, au déroulement des événements. C’est pourquoi il est de parti pris dans tous les sens du mot. Il ne fait qu’épancher, en la transcrivant dans cette description, ce qu’il y eût en son âme de pesante responsabilité durant une lutte de cinq années. Pour ceux qui y ont participé, imposant par leur combat la brillante ascension du Mouvement à Berlin, cela doit être un apaisement et un stimulant, pour ceux qui sont restés à l’écart en doutant et sans coopérer, un avertissement et une obligation morale, et pour ceux qui se sont opposés à notre marche victorieuse, une menace et une déclaration d’hostilité. Il ne nous est pas encore permis aujourd’hui d’annoncer à son de trompe la conclusion de cette lutte gigantesque par une victoire sur toute la ligne. Puisse ce livre contribuer à maintenir l’espoir et la foi des bataillons en marche du soulèvement national-socialiste, afin que le but, défini dès aujourd’hui en toute netteté et dans toutes ses conséquences, ne soit jamais perdu des yeux et pourtant, malgré tout, finalement atteint ! »

Goebbels insiste bien ici sur le parti-pris de son récit qui se veut avant tout le reflet de l’ascension du NSDAP à partir de Berlin et des actions menées par les militants, jusqu’au sacrifice de leurs chairs voire de leurs vies. C’est aussi un avertissement à ses adversaires les informant que le combat sera mené jusqu’à son terme. La prise du pouvoir restant l’objectif unique de la lutte contre les marxistes et les sociaux-démocrates.

Concernant l’organisation du Gau, Goebbels fait le choix de Karl Daluege pour adjoint. Tout comme il l’avait fait à Elberfeld, il crée dès le 17 novembre une Freiheitsbund (Ligue pour la Liberté) qui se veut une pépinière de donateurs (qui s’engagent à donner au Parti dix pour cent de leurs revenus) et de personnages importants susceptibles d’intervenir dans le futur Reich. Enfin il met en place une sorte d’école d’orateurs afin de les former aux techniques de propagande qu’il souhaite mettre en place rapidement.

À Berlin, il s’installe dans les locaux du Parti au 109 de la Postdamerstrasse, surnommés par les militants Die Opium Höhle (La caverne d’opium) en raison de sa mauvaise ventilation et de l’odeur de tabac qui se répandait en permanence en irritant la gorge.

L’année 1927 verra la mise en place d’une nouvelle organisation de la section berlinoise par Goebbels : de nouveaux locaux, une voiture et la restructuration de la SA. C’est également le moment de définir de nouveaux moyens de propagande : réunions de militants, prospection, grands meetings, affiches, et nouveau style de discours pour Goebbels. En parallèle, le mouvement se fixe dans la rue et crée une agitation permanente par des défilés parfois provocateurs. Ce qui aboutira en mai 1927 à la dissolution de la section du NSDAP sur Berlin, par voie de justice.
De nouvelles tensions internes vont voir le jour et Goebbels fera une fois de plus l’objet de violentes critiques.
Enfin, l’année 1927 verra la création d’un organe de presse Der Angriff (L’Attaque), dont Goebbels assurera en grande partie la rédaction.
Être présent sur le terrain, aller à l’affrontement si besoin, conquérir le prolétariat berlinois sur les terres du KPD, tels sont les objectifs de Goebbels à court terme, dans le cadre de la réorganisation du parti dans la capitale allemande. Le meeting de Spandau du 25 janvier 1927 en fut la première réalisation victorieuse.
Désormais, le NSDAP faisait parler de lui, et commençait à sortir du réduit politique dans lequel il végétait depuis des mois.

Dans son livre Kampf um Berlin, Goebbels développe sa conception d’une bonne propagande, en particulier celle qui souhaite mettre en place en arrivant dans la capitale du Reich.
Il écrit ainsi : « À Berlin, les procédés de propagande aussi sont différents de ceux du reste du Reich. Le tract, qui est, fréquemment et efficacement, employé dans la lutte politique en province, paraît ici complètement inadapté…La propagande par affiche et réunion promettait, sans aucun doute, de meilleurs résultats ».
Pour les affiches, il entame rapidement une collaboration avec le dessinateur Hans Schweitzer dit « Mjölnir » dont il dit : « Ce jeune artiste a le rare talent de maîtriser, avec une virtuosité géniale, non seulement la représentation imagée, mais aussi la formulation verbale concrète. Chez lui, l’image et le slogan naissent d’une même intuition unique, et les deux réunis produisent alors un effet massif, entraînant et stimulant auquel ni l’ami ni l’ennemi ne peuvent échapper à la longue ».
En complément de l’affiche, il faut organiser de nombreux meetings et défilés de masse car
« c’est dans la rue que se fait la politique moderne ». « Un combat politique moderne doit être livré avec des moyens politiques modernes. Et le plus moderne de tous les moyens, c’est bien la propagande », poursuit-il.
Il est nécessaire d’orienter les masses. En premier lieu en formant à la doctrine du Mouvement les cadres militants. Pour ce faire, des réunions de travail sont régulièrement organisées, pendant lesquelles il est fondamental d’entrer dans le « détail ».
Viennent ensuite les soirées d’échanges avec les militants et sympathisants, puis enfin les meetings de masse ouverts à tous.
La nouvelle organisation prévoit un Congrès du Gau chaque mois et des meetings de masse chaque semaine. « Les auditeurs, environ mille à mille cinq cent hommes et femmes, se recrutaient principalement parmi les militants venus de tous les quartiers de Berlin, avec quelques compagnons de route et sympathisants ».

Le dernier élément, en plus des affiches dont je vous ai parlé précédemment, est la formation d’orateur. Goebbels lui-même concède avoir adapté son discours à son arrivée à Berlin. « Par la force des choses, il se développera aussi chez moi, du fait de ces promptes constatations, un style tout nouveau du discours politique. Si je compare aujourd’hui les sténogrammes de mes discours d’avant Berlin, à ceux de mes discours ultérieurs, les premiers me paraissent presque doux et prosaïques. Et il en va de même pour tous les agitateurs berlinois du Mouvement. Le rythme de la métropole aux quatre millions d’âmes palpite, comme un souffle brûlant, à travers les déclamations des propagandistes dans la capitale du Reich. Ici a été parlée une langue nouvelle et moderne qui n’a plus rien à voir avec les formes d’expression archaïques et soi-disant populaires. L’agitation nationale-socialiste a été taillée à la mesure des masses. La conception moderne de la vie, propre au Parti, chercha et trouva ici aussi un style moderne et entraînant ».
Avec sa voix forte et profonde, Goebbels captait très vite l’auditoire. Son registre était particulièrement étendu et sa gestuelle adaptée à chaque intonation. Aucune part à l’improvisation, tout était contrôlé, mesuré, adapté, joué.

Résumons-nous mon cher cousin. Voici les éléments fondamentaux, d’après Goebbels, d’une réelle action militante :
– Formation doctrinale des militants par la création d’une école d’orateurs
– Création d’affiches et instauration de nombreuses campagnes d’affichage sur le terrain
(le tract étant totalement inadapté dans une action militante de profondeur)
– Slogans accrocheurs voire provocateurs et images percutantes sur les affiches
– Organisation de grands Meeting régulièrement
– Séance de travail régulière des cadres et des militants
– Défilés réguliers dans les rues (ne pas hésiter à aller au contact en cas d’attaque, mais
ne jamais donner le premier coup)
– Création d’un journal hebdomadaire

Vous le voyez, dans ce livre, que tout militant doit avoir lu, l’auteur nous raconte le combat politique et idéologique qu’il a mené avec ses militants dans la capitale du Reich, bien avant la nomination d’Hitler au poste de Chancelier, par le Président Hindenburg, le 30 janvier 1933. Combat politique mené par la parole, parfois par les poings face à l’agressivité des adversaires, mais combat politique gagné. Une victoire acquise malgré les agressions, parfois les meurtres (nombreux sont les militants ayant payé de leur vie leur engagement), la censure, les procès, les condamnations et les interdictions. Jamais aucun mouvement politique n’aura eu à subir un tel déferlement d’attaques en tout genre.
Et pourtant, par son engagement au quotidien, Joseph Goebbels parviendra à conquérir le cœur des Berlinois, et verra son travail de propagande et son engagement récompensé.

Mon cher cousin, je pense qu’il serait bon que cet ouvrage, qui fête cette année son quatre- vingt-dixième anniversaire, et qui pourtant n’a pas pris une seule ride, puisse faire partie de la bibliothèque du militant nationaliste, pour lui donner matière à réflexion sur l’engagement des anciens et les actions qu’ils ont menées, malgré le contexte d’alors particulièrement difficile.

Mais revenons si vous le voulez bien mon cher cousin à l’actualité de la semaine. Je serai un peu plus bref qu’à l’accoutumée, vous ayant présenté de façon large et étendue, l’ouvrage de Joseph Goebbels. Mais ce n’est que partie remise mon cher cousin ! Nous nous rattraperons la semaine prochaine, croyez-le bien.

Un bref point d’actualité, donc, que nous pourrions classer dans la rubrique « Le grand bêtisier de la Macronie ».
Avez-vous vu les premiers pas de notre Garde des sceaux transformé en militant de base pour les besoins de sa campagne électorale dans les Hauts-de-France ? L’image ne manque pas de piquant vous l’avouerez !
Nous découvrons un homme en veste de velours très chic, chemise blanche et cravate de rigueur, effectuant le travail du militant de base, le collage d’affiche.
Et pourtant cher ami, il y a une certaine incongruité dans cette photo. Avez-vous décelé les éléments décalés ?
Je vous aide. Observez attentivement les mains de notre Tribun. La chemise arbore de somptueux boutons de manchette bien visibles sur le poignet gauche, surmontés d’une rutilante montre de type Rolex ! Est-ce là mon cousin la tenue pour effectuer du collage d’affiche ? Tout militant de terrain sait bien que cet exercice nécessite une tenue adaptée ! Mais ce n’est pas tout ! Observez comment cette main gauche, hésitante, presque apeurée, semble caresser le coin inférieur gauche de l’affiche. Nous sentons ici une certaine appréhension ! Non pas de savoir si l’affiche est bien collée et la photo réussie. Non, j’y vois plutôt la réflexion suivante, qui selon moi est confirmée par le rictus que l’on peut lire sur le visage de notre homme de loi : « Mais bon dieu ! Que suis-je venu faire dans cette galère ! Pourquoi ai-je accepté cette idiotie ! Et puis en plus, je vais me foutre de la colle partout ! Mais p….. quelle idée saugrenue ! »
Le métier de politique est décidément un métier bien ingrat mon cher cousin ! Maître Dupond- Moretti l’aura découvert à ses dépens ! Le prétoire n’est pas l’arène ! Les réunions dans des salles des fêtes, le collage d’affiches et le contact avec le « bon peuple » sont fort éloignés des vibrantes plaidoiries de la défense !

Voilà, mon cher cousin, je vous laisse pour cette semaine, sur ces bons mots.

Recevez toute mon amitié et mon affection.

Votre cousin de Paris.


Lettre de Paris rédigé par ULEX 

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