21 juin 2021

Lettre de Paris n°5

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Mon cher cousin,

Je débuterai mon propos cette semaine par un « coup de gueule », et vous demanderai de bien vouloir pardonner ma trivialité.
Avez-vous eu l’occasion de visionner la video de notre Grand Monarque, dans laquelle il se prête au jeu d’un pseudo concours d’anecdotes ?
Mais revenons en arrière. En pleine crise sanitaire, il y a quelques mois, notre Auguste Majesté proposait à deux influenceurs (youtubeurs dit-on également en langage « jeune »), McFly et Carlito, de réaliser un clip rappelant la nécessité de respecter les gestes barrière. Le challenge était d’obtenir dix millions de vues sur la plateforme, et en cas de réussite, ces deux influenceurs seraient invités au Palais afin de réaliser un de leurs concours d’anecdotes, auquel sa majesté elle-même se prêterait. Les dix millions ayant été dépassés, le clip fut réalisé et diffusé le dimanche 23 mai dernier.
Succès immédiat et fulgurant. Pourquoi alors, me direz-vous, vous parlerais-je de cette video dans ma lettre hebdomadaire ?
Trois raisons à cela :
– Le contenu insipide
– L’abaissement de la fonction présidentielle
– Le mépris affiché envers la jeunesse de France
Mais reprenons, si vous le voulez bien, ces trois points un par un.

Tout d’abord le contenu insipide. Il s’agit en fait de ce que l’on peut appeler un « ramassis de blagues à deux balles » comme disaient nos anciens. Tout est au raz « des pâquerettes », où devrais-je dire, au raz de la pelouse du parc de l’Élysée. Je dois vous avouer en toute humilité mon cher cousin, qu’à aucun moment, je n’ai commencé à avoir le moindre rictus. La trentaine de minutes de cette video reste décidemment compile les anecdotes toutes plus imbéciles que les autres. Comment un chef d’État, dirigeant d’une grande Nation, a-t-il pu se prêter à ce jeu ?

Nous abordons ici le second point qui est l’abaissement de la fonction présidentielle. En pleine crise sanitaire, alors qu’au sein du pays se développe une violence sociétale, que nos concitoyens subissent le joug de lois liberticides, comment disais-je, un président peut-il être à ce point déconnecté de la réalité, et inconscient de la gravité de la situation ?
La France va mal, le Président est en vacances !
La France souffre, le Président s’amuse !
La France se dégrade, le Président joue à « Benny Hill » ! La France questionne, le Président l’infantilise !

Et puis la jeunesse, mon bon cousin ! Voyez comme elle est considérée ! Souvenez-vous de ce moment où il y a quelques mois, notre Grand Monarque répondait sèchement à un jeune étudiant l’interpellant par le pseudo de Manu : « Appelle-moi Monsieur le Président ! ».
Voici le même Président jouant au « faux jeune », appliquant de manière peu naturelle les codes de ces générations. Vaste Commedia dell’arte télévisuelle en direction de la jeunesse de notre pays qui mérite mieux que cette niaiserie officielle.
Racolage de caniveau, sans aucun message politique, sans aucune perspective d’avenir pour la jeunesse. Insulte à la belle jeunesse de France. Théâtre de Guignols !
Dans l’air du temps, à l’image des Hanouna, Ruquier, Barthès et consorts, spécialistes incontestés et incontestables de la télé poubelle !
Qui sait, bientôt l’un de ces idiots utiles au gouvernement ? La boucle serait alors bouclée. France ! Réveille-toi !

Dans la série « Bienvenue en Macronie », j’y ajouterai, mon cher cousin, les péripéties de notre bon Gérald, tenancier de la Place Beauvau. Figurez-vous qu’en l’espace d’une semaine il a multiplié les gaffes ! Tout d’abord il s’est invité à la grande manifestation des policiers devant l’Assemblée nationale. A-t-on déjà vu un gouvernant à la tête de troupes contestataires, marchant contre la politique gouvernementale. Ubuesque ! Pour couronner le tout, notre bon Gérald menace de déposer une plainte contre Audrey Pulvar, en raison de propos qu’elle a tenus au sujet de cette manifestation, et d’autres déjà sous le coup de la prescription. Devant le ridicule de cette action, l’ami Gérald rétropédale et propose maintenant une rencontre avec la dite Pulvar, afin d’échanger leurs points de vue. Nous nageons en plein amateurisme, dans une totale improvisation !
Heureusement que le ridicule ne tout pas, cher cousin, car dans le cas contraire, la France, notre si beau pays, serait orphelin de gouvernants !
Tous ces gens me rappellent Croquignol, Filochard et Ribouldingue !
Les Pieds nickelés puissance dix !

Mais revenons à des sujets plus sérieux. Je souhaiterais aborder avec vous, mon cher cousin, un thème qui me tient particulièrement à cœur. Notre société a vu se développer depuis quelques décennies un courant que les journalistes nomment « antiraciste ».
Ce courant, représenté par de nombreuses personnalités ou groupuscules, a pris une importance considérable au point d’instaurer une censure au quotidien sur tout ce qui ne serait pas dans la ligne du « politiquement correct ».
Mais revenons un peu en arrière si vous le voulez bien. Quelle est l’origine de ce courant, sur quoi s’appuie-t-il pour se développer, quels sont les textes de lois qui lui permettent ainsi d’agir et d’imposer une pensée unique ?

Il faut remonter à l’aube du dernier conflit mondial pour y trouver ses sources. Sur le plan de la justice, la première mission de l’État était alors de maintenir « la conservation de la sécurité de chacun », ce qui incluait bien sûr le droit de « ne pas être diffamé ou insulté ». La répression intervenait dans la presse lorsque l’injure ou la diffamation visait des corps constitués, l’institution de l’Armée, des magistrats, des tribunaux, des associations et des particuliers. Mais il fallait en plus qu’il y ait provocation directe « à commettre un crime ou un délit », qu’elle soit ou non suivie d’effets.

Un premier outil législatif intervînt avec la parution au Journal Officiel le 25 avril 1939, du décret-loi Marchandeau, du nom de Paul Marchandeau, alors Garde des sceaux.
Ce décret prévoit que, « lorsque la diffamation ou l’injure, commise envers un groupe de personnes appartenant, par leur origine à une race ou à une religion déterminée, a eu pour but d’exciter à la haine entre les citoyens ou les habitants », son auteur peut être poursuivi en justice et condamné.
L’objectif était de compléter la loi de 1881 sur la liberté de la presse en inscrivant dans le droit français l’interdiction « d’attaque à caractère racial ou religieux envers un groupe de personnes » et non plus seulement un individu.
Toutefois, pour obtenir une condamnation de l’auteur, il fallait prouver le caractère clairement injurieux ou diffamatoire du texte, et son intentionnalité.

Le 1er juillet 1972, une nouvelle loi complétait ce décret, en raison du peu d’effets de ce dernier. Il s’agit de la loi Pleven, du nom du garde des sceaux de l’époque.
Ce nouveau texte crée les délits spécifiques d’injure, de diffamation à caractère raciste ainsi que la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale (personne ou groupe de personnes en raison de leur origine). Nous faisons là, mon cher cousin, un grand pas en avant dans la répression de la pensée.
En effet, dans les affaires présentées devant le juge, ce dernier n’avait plus à caractériser le côté injurieux ou diffamatoire de l’écrit, mais évaluer ce que ces propos induisaient.

Le 13 juillet 1990, un nouvel outil de la police de la pensée était mis à disposition des juges. Il s’agit de la loi Gayssot, initiée par la député communiste Jean-Claude Gayssot. Cette loi stipule que « Seront punis des peines prévues par le sixième alinéa de l’article 24 ceux qui auront contesté, par un des moyens énoncés à l’article 23, l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale. »
Le texte ainsi adopté, se reporte au jugement du tribunal de Nuremberg et étend le champ d’action des précédentes lois. En effet, du caractère injurieux ou diffamatoire relevé dans ses propos, l’auteur peut se voir condamné dorénavant sur le simple fait d’avoir « induit » cet aspect injurieux ou diffamatoire (tout ceci restant bien sûr à la seule appréciation du juge), mais plus encore, le fait d’ouvrir un débat historique sur certains faits du passé, sans les nier d’aucune façon, peut être l’objet de poursuites et de condamnations de façon certaine.

Nous sommes soumis, mon cher cousin, au politiquement correct de la dictature de la pensée unique, sous peine de connaître un jour ou l’autre, les geôles de de notre système judiciaire ! D’autres camarades de notre cause subissent également partout en Europe ce joug.

La nouvelle est tombée ce matin, lundi 31 mai.
directe des nouvelles dépenses engagées pour faire face au Covid-19.
Le déficit public français se creusera encore
cette année pour atteindre 9,4% du produit intérieur brut. C’est ce qu’a indiquée le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Ceci est, nous explique le gardien des finances, la conséquence
Le chiffre des 10% va sans aucun doute être atteint dans les mois à venir, soit plus de 210
milliards d’euros….
Et pendant ce temps-là, Jupiter fait des cadeaux financiers à certains pays africains, en annulant des dettes ! Allez comprendre mon cher cousin. Nous sommes vraiment, nous les contribuables, les dindons de la farce !
Mais je reviendrai dans un prochain courrier sur l’état financier de notre pays, et la dette que nous allons laisser à nos enfants et surtout nous petits-enfants.
L’égoïsme et l’individualisme règnent définitivement en maîtres !

Je terminerai par un clin d’œil en soumettant à votre réflexion ce visuel de campagne électorale proposé par notre incontournable Marlène aux électeurs de la région Ile-de-France. Il leur est proposer d’échanger en composant un numéro de téléphone intitulé « allo Marlène » !
Nous voici mon bon cousin, revenus au temps béni du Minitel rose !

C’est sur cette note d’humour que je vous quitte, cher ami, en vous souhaitant la meilleure des semaines possibles.

Je reste votre dévoué cousin.


Lettre de Paris rédigé par ULEX 

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