21 juin 2021

Lettre de Paris N°6

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Cher cousin,

Je débuterai mon propos par cette information relevée dans les journaux de nos belles provinces avant d’être relayée par les quotidiens nationaux.
Figurez-vous que la municipalité de Rennes, dans le cadre de sa lutte contre la drogue, vient d’installer de grandes bâches noires sur les grilles d’une de ses écoles, afin de cacher aux enfants les transactions illicites qui se déroulent en pleine rue !
Cette école est située dans le quartier de Cleunay, au sud-ouest de la capitale bretonne. Ce quartier est réputé pour son trafic de drogue. C’est là qu’un jeune Tchétchène de 23 ans a été tué par balle le 17 mars dans un règlement de comptes liés aux stupéfiants.
Un riverain, également parent d’élève, explique : « Ils font ça à la vue de tout le monde. Ils installent tranquillement leurs chaises dans la rue et ils attendent les clients à longueur de journée ».
Faute de moyens, face à une absence totale de volonté politique de nos gouvernants, et incapables de lutter contre ce fléau de notre société, les élus de la ville ont donc imaginé de bâcher les grilles de l’école afin de créer un « sanctuaire » pour les enfants, dans l’enceinte du bâtiment.
Dans quel monde vivons-nous mon bon ami ? Est-ce là la seule réponse de l’État ? Est-ce là le seul moyen de lutte contre les trafics de stupéfiants ?
Les zones de non-droit se multiplient dans notre pays. L’État renonce à ses fonctions régaliennes. Il abandonne lâchement nos concitoyens et laisse nos enfants évoluer parmi les dealers.
Cela se passe en 2021, en France, dans notre belle région de Bretagne.

Mais ce n’est pas tout mon cousin ! Toujours dans le cadre de la lutte contre les dealers, la municipalité de notre capitale, en proie aux mêmes problèmes, a quant à elle, décider de « parquer » les dealers du quartier de Stalingrad dans un parc public, afin, dit-elle, de pouvoir mieux les contrôler !
Que se passe-t-il alors ? Vous voyez toute la journée, sur les pelouses, sur les bancs, dans les recoins du parc, à l’abri des arbres, des personnes exerçant en toute impunité, sous le contrôle bienveillant des forces de l’ordre, leur odieux trafic, une fois de plus sous les yeux de nos enfants à qui, à l’origine, ce parc était destiné.
L’autorité de l’État est définitivement perdue ! Notre société perd toutes ses valeurs, tout ce qui cimentait son existence. Nous avons rendu les armes. Il n’y a plus de combat. Seule s’est installé un laxisme général où le chaos est devenu la norme.

Un dernier fait dans le même ordre d’idée. Imaginez mon bon ami, dans le département du Vaucluse, les trafiquants ont installé dans une cité des ralentisseurs en béton armé pour ralentir la police en cas de contrôle ! Fort heureusement, les constructions ont été démolies dans les deux jours. Nous avons largement dépassé tout ce qui était imaginable !
Il est plus que temps que tous ces quartiers retrouvent leur quiétude, leur vie, et que l’État fasse preuve de fermeté et de rigueur. Halte au laxisme ! Halte à la politique de l’excuse ! Halte à la mollesse ! Remettons de l’ordre dans la maison France !

Un tout autre sujet maintenant, d’ordre plus politique. Vous n’êtes pas sans savoir mon cousin, qu’une élection législative partielle s’est déroulée ces deux derniers dimanches, dans la première circonscription de l’Oise, afin de pourvoir au siège de député resté vacant à la suite du décès d’Olivier Dassault.
Constatation : une participation catastrophique de 20% pour un résultat ubuesque, qui prouve en lui-même que le système touche l’abîme.
Le neveu Dassault, jeune avocat parachuté dans le département, l’emporte haut la main avec 80% des votants, contre la candidate du rassemblement national qui obtient 20%.
Ce qui revient à dire, si je m’essaie à jouer au mathématicien, que ce Monsieur Dassault a été élu par moins d’un électeur sur six ! Terrible constat où avec le score « brejnevien » de 80% des voix, un candidat est élu par à peine 1 électeur sur 6 !
Décidemment mon cher, notre démocratie est bien malade ! Les scrutins n’ont plus aucun sens et ne reflètent en rien le paysage politique réel du pays. Tout n’est que calcul, démagogie, électoralisme, petites combines, alliances, désalliances, ralliements…pour aboutir finalement à un simulacre de « pouvoir au peuple ».
Pour terminer je reviendrai mon cher cousin, sur le coup de tonnerre de cette journée de mardi 8 juin.
Notre Grand Monarque Jupiter, en visite électorale dans nos belles provinces françaises, arpentait aujourd’hui les rues de la commune de Tain-L’hermitage.
Sourires, bain de foule, acclamations pour flatter l’ego, mains tendues….et puis soudain, venue de nulle part, une main tendue un peu différente.
Imaginez mon ami, les journalistes peuvent en témoigner car une video de la scène a été aussitôt relayée par l’ensemble des réseaux sociaux. Imaginez donc Jupiter s’approchant de la foule, contenue derrière des barrières, serrant des mains puis, un individu lui saisit calmement le bras gauche comme pour lui dire : « viens, tu es en confiance », et en une fraction de seconde, de l’autre main, lui assène une gifle monumentale, esquissée en partie par notre souverain.

Aussitôt la sphère politique est en ébullition ! Indignation de toutes parts, crime de lèse- monarque, unité nationale !
Que d’agitation pour un geste de colère…
Souvenons-nous mon cousin, des violences autrement physiques à l’encontre des présidents des différentes républiques et principalement des nombreux attentats, dont un a failli réussir, fomentés contre le Général de Gaulle.
La question est : pourquoi ce geste ?
Depuis plusieurs mois déjà, la colère monte dans notre pays. Que fait notre Jupiter ? On le voit entouré d’un groupe gay accoutré scandaleusement lors de la fête de la musique à l’Élysée. Ou alors aux Antilles prenant la pose avec deux jeunes locaux faisant des gestes obscènes pour la photo qui sera cependant validée par le Monarque. Ou bien encore interpellant un jeune au chômage en lui assénant qu’il n’a qu’à traverser la rue pour trouver un job. Que de mépris. Quelle absence de respect pour nos concitoyens.
Car le respect était-il encore présent dans ces différentes scènes ? Je ne le pense pas mon cher. Alors il ne faut pas gémir maintenant et hurler avec les loups au non-respect de la fonction présidentielle. Sa Majesté souhaitait aller au contact du bon peuple de notre pays.
Le bon peuple lui a donné sa réponse à sa manière.
La France, notre France mérite mieux !

Une fois encore mon cher cousin, vous sentirez la colère qui bouillonne en moi. Veuillez m’en excuser, mais le chemin qu’a emprunté notre belle Nation depuis quelques temps déjà me révolte et me mets hors de moi.
Il nous faut vite retrouver le temps béni de la grandeur, du respect et de la justice.
Il nous faut rapidement retrouver nos valeurs millénaires !

Je sais que vous m’approuvez mon bon ami, et c’est sur ces paroles réconfortantes que je vous quitte.

Votre dévoué cousin.


Lettre de Paris rédigé par ULEX 

1 thought on “Lettre de Paris N°6

  1. J’ai l’impression que cette fois la France est irrémédiablement divisée ! Dieu sait où tout ca va la mener !

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