24 février 2024

L’Histoire officielle, une histoire à dormir debout

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«Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » Rabelais.

« L’Histoire n’est pas une science, c’est un art. On n’y réussit que par l’imagination. » Cette citation d’Anatole France ouvre la voie à mon propos du jour. À notre époque probablement d’avantage qu’à aucune autre, la méconnaissance crasse de la chronologie officielle présentée comme scientifique, indéniable et indiscutable par construction cohabite avec une certitude extrême des masses vis à vis de poncifs, de fausses vérités érigées en dogmes, de mensonges éhontés, d’omissions savantes et calibrées pour servir ceux qui les professent.

C’est un lieu commun que d’affirmer que l’Histoire ne sert en définitive qu’à légitimer les pouvoirs en place par l’intermédiaire d’un contrôle strict de l’univers mental des populations soumises à l’autorité du moment. Et pourtant cette vérité d’évidence n’intéresse guère les quidams engoncés dans une narration hypnotique qui semble tout à fait les satisfaire. Quant aux prétendues élites contestataires, au soit disant libre penseur ou autres dissidents de pacotille, combien sont-ils à ressasser leur gaullisme maladif, leur catéchisme de maternelle sur les nazis, à nous vomir leurs bêtises sur l’obscurantisme du Moyen-Age fruit de l’Histoire réécrite par les Républiques dites françaises successives, génocidaires en diable ?!

« Écrire l’histoire est une manière de se débarrasser du passé. » Goethe

Combien sont-ils à nous resservir les inepties darwiniennes, les fables sur l’Antiquité ou la Préhistoire à grands renforts de datations au carbone 14 frauduleuses, d’écrits apocryphes, d’extrapolations farfelues sur d’obscurs gribouillages dans des grottes ou pire sur les origines du monde à l’aide de tous les Bogdanov de la Création ?!

Conformément à la recommandation de Péguy, il s’agirait de faire preuve d’un nécessaire scepticisme de bon aloi : « quand il s’agit d’histoire ancienne, on ne peut pas faire d’histoire parce qu’on manque de références. Quand il s’agit d’histoire moderne, on ne peut pas faire d’histoire, parce qu’on regorge de références. »

Si l’on considère que l’immense majorité des esclaves de nos sociétés démocratiques est bien incapable de citer, ne serait-ce que le quart des patronymes de leurs arrière-grands-parents, mais qu’en revanche, ils sont tout à fait catégoriques sur nos ascendants simiesques d’il y a, je ne sais combien de millions d’années, comment alors ne pas être pris de vertige ?! Ces mêmes imbéciles heureux qui du haut de leur infinie médiocrité ne tarderont pas à vous mépriser si d’aventure, vous doutiez que les Yankees aient pu marcher sur la Lune… Eux qui mentent sur tout depuis au moins un siècle et demi (US Maine, Lusitania, Pearl harbor, golfe du Tonkin, couveuses koweïtiennes, 9/11, armes de destruction massive irakienne, etc.)

Traitement identique, c’est entendu, par les mêmes, si vous vous avisez de contester la vulgate de l’égyptologie officielle selon laquelle des esclaves auraient bâti les plus formidables constructions encore visibles de nos jours, il y a plus de quatre millénaires avec des marteaux et des burins. Et l’on pourrait continuer ainsi sur des dizaines, des centaines de pages.

Ce mauvais conte pour enfants passablement attardés n’est pour ainsi dire jamais remis en cause par personne. Et lorsque c’est le cas, y compris dans une version tout à fait baroque, des nuées d’histrions déchaînés montent au créneau comme un seul sous-homme :

 

Sans jamais bien entendu s’interroger sur l’invraisemblance inouïe de l’Histoire officielle qui rend possible des thèses alternatives, aussi caricaturales fussent-elles.

Ont-ils seulement lu autre chose qu’un manuel scolaire pourri de la gueuse ? Certainement pas le grand Gobineau, qui s’il avait eu le malheur de vivre dans notre époque grotesque aurait subi lui aussi les foudres des grands spécialistes de la Préhistoire en peau de prépuce :

« Alors au milieu des incohérences les plus fantasques, on ouvre tout à coup, dans tous les coins du globe terrestre, des trous, des caves, des cavernes de l’aspect le plus sauvage, et on en fait sortir des amoncellements épouvantables de crânes et de tibias fossiles, de détritus comestibles, d’écailles d’huîtres et d’ossements de tous les animaux possibles et impossibles, taillés, gravés, éraflés, polis et non polis, de haches, de têtes de flèches, d’outils sans noms ; et le tout s’écroulant sur les imaginations troublées, aux fanfares retentissantes d’une pédanterie sans pareille, les ahurit d’une manière si irrésistible que les adeptes peuvent sans scrupule, avec sir John Lubbock et M. Evans, héros de ces rudes labeurs, assigner à toutes ces belles choses une antiquité, tantôt de cent mille années, tantôt une autre de cinq cent mille, et ce sont des différences d’avis dont on ne s’explique pas le moins du monde le motif. Il faut savoir respecter les congrès préhistoriques et leurs amusements. Le goût en passera quand de pareils excès auront été poussés encore un peu plus loin, et que les esprits rebutés réduiront simplement à rien toutes ces folies. »

N’en déplaise à ce cher comte, loin de les avoir réduites à néant, toutes ces fadaises sont aujourd’hui défendues bec et ongles par tous les diplômés de France et de Navarre. Ces chiens coiffés ne sont en réalité que des chiens de garde d’une Histoire plus frelatée que jamais, absurde en diable, incapacitant au-delà de ce qu’il est permis d’imaginer.

« Les contes, les légendes, les œuvres d’art, les romans même, sont beaucoup plus véridiques que les livres d’histoire. » Gustave Le Bon

Croire que l’Histoire longue puisse être connue relève de la maladie mentale la plus lourde. Pour s’en convaincre, il suffit de se référer à une période qui remonte à quelques décennies et dont les vérités révélées ont cours légal. Et gare aux agnostiques, aux indifférents, aux incroyants, la jurisprudence ne manque pas, ce sera l’embastillement, la ruine sociale, morale et financière pour les récalcitrants.

Croire que l’Humanité n’a fait que progresser linéairement depuis des temps immémoriaux pour aboutir aux sommets de raffinement et de technologie qui prévalent de nos jours est la marque du plus parfait abruti. Du plus obstrué trou du cul qui se voit Jupiter dans la glace pour paraphraser le maître.

Voilà le grand miracle moderne. Une fatuité gigantesque, cosmique.

Article écrit par Jules ( le Sniper ) pour le Réveil des Moutons

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