26 mai 2024

Macron baisse mais la tyrannie progresse : retour sur le miracle français

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Asselineau est un mauvais homme politique (gaulliste sans rire à 0.5 %, et depuis quinze ans) mais une bonne source d’informations : le premier, il m’a appris qu’en Ariège la candidate de Macron avait été écrabouillée ce dimanche. Les sondages du JDD retransmis par la bécasse Aude Lancelin sont donc faux : Macron n’est pas à 22 %, mais à 10 % dans les intentions de vote – et sans doute moins, sauf à Paris où l’odeur des poubelles excite le palais du Parisien (il est insatiable me dit un copain bourguignon de passage). Sur le parisien rappelons tout de même ce que dit Drumont il y a bientôt cent-quarante ans :

« L’être qui est là est un moderne, un nihiliste, il ne tient à rien. Il n’est guère plus patriote que les trois cent mille étrangers, que l’aveuglement de nos gouvernants a laissé s’entasser dans ce Paris dont ils seront les maîtres quand ils voudront ; il ne se révoltera pas comme les aïeux sous l’empire de quelque excitation passagère, sous une influence atmosphérique en quelque sorte, qui échauffe les têtes et fait surgir des barricades instantanément… »

Le Covid repartant comme en quarante (une lectrice nommée Jenny qui travaille – il en reste- me l’ayant certifié, il y a déjà une semaine), on peut aussi rappeler ces lignes de Drumont:

« Les Français sont comme les méharis qui s’agenouillent pour qu’on puisse les charger plus facilement ou comme les chevaux de renfort d’omnibus qui, leur besogne faite, vont tout seuls rejoindre leur place en bas dans la montée et attendent là qu’on les attelle de nouveau (Drumont, 1885). »

Asselineau rappelle aussi que Darmanin ou E. Philippe (prochain président espère-t-on) ou Lemaire avaient craché sur Macron vers 2017 et avant. On sait le chemin parcouru depuis.

Occasion pour moi de rassurer les camarades, comme dit Manu, en citant mes classiques. Maupassant cette fois qui se défoule sur le personnel politique de l’époque :

« Il espérait bien réussir en effet à décrocher le portefeuille des Affaires étrangères qu’il visait depuis longtemps. était un de ces hommes politiques à plusieurs faces, sans conviction, sans grands moyens, sans audace et sans connaissances sérieuses, avocat de province, joli homme de chef-lieu, gardant un équilibre de finaud entre tous les partis extrêmes, sorte de jésuite républicain et de champignon libéral de nature douteuse, comme il en pousse par centaines sur le fumier populaire du suffrage universel. Son machiavélisme de village le faisait passer pour fort parmi ses collègues, parmi tous les déclassés et les avortés dont on fait des députés (Bel-Ami, p. 278). »

Asselineau (toujours lui !) ayant enfin définitivement identifié Zemmour comme un homme à Macron, j’ajouterai ce joli tweet de Sylvie Jardin sur ces « avortés dont on fait les députés » :

« Nous avons une opposition formidable ! Bardella qui applaudit debout zob en ski et qui veut envoyer d’avantage armes en Ukraine, Mélenchon qui veut aller chercher les gens chez eux pour les piquer de force, Zemmour qui veut faire bosser les gens jusqu’à 67 ans, sans compter que tout ce petit monde ne remet pas en cause ni l’Europe ni l’OTAN ni l’ami ricain qui a fait sauter notre pipeline de gaz pour nous envoyer son gaz de schiste tout à fait formidable également car il détruit par fracturation les nappes phréatiques mais pas dans les 2 Sèvres… Tout va bien »

On est d’accord que tout va bien. On fourmille de talents en France.

Macron baisse certes mais il a tout l’appareil d’Etat et la télé derrière lui ; il a aussi Davos et Bruxelles
et la bourgeoisie qui veut que ça saigne. Après on verra (d’ailleurs on s’en fout).

Macron ne sera pas remplacé par une alliance RN-Nupes (alliance contre nature en deux partis fourre-tout et propres à rien). Ce sera l’extrême-centre euro-américain ou l’extrême-gauche au pouvoir. En 2027, si ce foutu pays existe encore, ce sera sans doute pire que lui : soit un foutriquet sanglant tendance Thiers (vive la république) ou Philippe (plus efficace que Borne pour éborgner le futur retraité râleur) soit un ou une Robespierre progressiste (je verrai bien les froncés tomber dans le Panot) pour étriller tout le monde et nous mener au niveau du Venezuela. Et comme les antisystèmes raffolent à 90% des Brics ça ne choquera personne.

Moi je resterai en Espagne comme Lagardère. Comme disait Pascal : vérité en deçà des Pyrénées,
erreur au-delà…

Par Nicolas Bonnal pour le Réveil des Moutons

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