16 juin 2024

Macron passe aux aveux

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« Je ne céderai en rien à leur violence radicale. Je considère qu’il y va de l’existence même des démocraties. » E. Macron (4 aout 2021)

Le temps de l’affrontement approche. Le fondé de pouvoir de l’oligarchie pour la province France continue ses provocations depuis sa forteresse de Brégançon. Il fulmine, tonitrue qu’il ne cèdera rien, allant jusqu’à invoquer la survie des « démocraties ». La veille VRP dans un chouette t-shirt faisant de la retape pour Pfizer, aujourd’hui le revoilà, martial, se présentant comme le dernier rempart du « monde libre ».

Alors même que la résistance à sa tyrannie sous couvert sanitaire s’organise, loin de reculer, il enfonce le clou et promet une répression féroce. L’absence d’obligation vaccinale pour les milices du régime que sont devenues la gendarmerie et la police indiquait déjà cette orientation du pouvoir. Mais à présent, en mentant de façon éhontée sur le nombre et la nature « radicalement violente » des opposants, les cartes sont sur la table.

Transformer des manifestants pacifiques, composés majoritairement de familles, de gens de toutes conditions sociales, de tous les âges, marchant dans le calme pour la liberté en factieux assoiffés de sang est une inversion accusatoire caractéristique : en réalité, les seuls enragés sont les exécutants serviles de ce programme inédit de destruction du peuple, de sa négation pure et simple.

Licenciements, privation de soins des non-vaccinés, interdictions de toutes sortes, des millions de gens devraient donc se soumettre sans broncher. Accepter docilement de perdre leurs emplois, d’agoniser devant des hôpitaux pour lesquels ils ont cotisé depuis des décennies, de voir leurs enfants exclus de l’école qu’ils financent également par leurs impôts. Le tout sans riposter, sans même quelques défilés à l’ambiance bon enfant, requalifiés pour l’occasion en marche sur Rome. Quelle impudence, quel culot. Trois semaines de mobilisation et déjà les promesses d’une répression brutale en réponse à une violence imaginaire mais décrétée d’autorité et dont seront désormais affublés tous ceux qui refuseront les piqures décidées par on ne sait qui. Qui d’ailleurs ? Qui contrôle le calendrier vaccinal ? Mais qui décide du nombre de doses ?

La logique désormais à l’œuvre annonce un durcissement sans équivoque des autorités.

Il est impératif de surveiller les évolutions de cette rhétorique de guerre initiée par Macron. En effet, elle rappelle de façon troublante les arguments pseudo humanitaires ayant justifié dans un passé récent les interventions militaires de l’OTAN (Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye). Elle vise à déshumaniser, à justifier des interventions brutales voir guerrières aux motifs de « menace pour la démocratie, de troubles à l’ordre public, ou de terrorisme ».

En ce sens, la radicalisation de Macron (et de ses relais politico-médiatiques et « médicaux ») donne raison à la frange la plus paranoïaque de la population dont je suis, et qui voit dans ces annonces plus que de l’incompétence, des conflits d’intérêt et de la corruption couplés à de la mégalomanie. Mais bien quelque chose de plus profond qui dénote d’une volonté farouche de changer de mode d’organisation de la société. Le régime est en roue libre faisant craindre le pire.

En outre, le ton de Macron laisse présager que des ordres ont été donnés. A ce stade la stratégie de l’escalade me semble la plus probable.

Une volonté policière d’écraser toute forme d’opposition se heurtera nécessairement à une réaction des foules. Dans un premier temps, les femmes, les enfants et les personnes âgées se retireront face au durcissement du mouvement. Puis la riposte s’organisera, et de véritables violences cette fois risquent d’éclater. Alimentant ainsi la narration gouvernementale et médiatique mise en place depuis peu.

Ceux qui contrôlent les démocraties (au pluriel) dont l’existence même est menacée dixit Macron ne semble pas décider à reculer. De toute façon, leur exécutant est dos au mur, s’il venait à échouer, les conséquences pour lui et ses obligés seraient potentiellement hors de contrôle. Cet aspect psychologique ne doit pas être négligé, ils savent que l’on ne menace pas, que l’on ne se livre pas à un tel chantage vis à vis de millions de gens sans risque et sans conséquences futures en cas d’échec.

Aujourd’hui, des syndicats de pompiers appellent à la grève illimitée à partir de lundi 9 août. Des centres hospitaliers toujours plus nombreux rejoignent le mouvement de grève initié à Montélimar voilà plusieurs semaines. Si le conseil constitutionnel valide cette loi inouïe, ce qui est à craindre, les annonces de nouveaux blocages vont se multiplier augmentant d’autant la

pression sur le gouvernement.

Sa réaction lors des manifestations de samedi (7 aout) devra être étudiée avec attention afin de déceler (ou non) un début de tentatives de pourrissement du mouvement de contestation. Comme je l’ai dit, à mon sens, à court ou moyen terme, nous observerons cette stratégie se mettre en place. Les épisodes des gilets jaunes feront office de kermesses de fin d’année à coté de ce qui risque de se passer si le pouvoir décide d’aller dans cette voie.

Il ne faut jamais accepter de combattre un ennemi sur son terrain. Dans le scenario tel que je l’anticipe, il conviendra de trouver d’autres formes de résistance car aller à l’affrontement avec des forces de l’ordre suréquipées et surarmées ne semble pas une option viable. Et quand bien même je me tromperais sur l’aggravation des tensions au sein des manifestations, d’autres initiatives doivent néanmoins émerger. Ce genre de mouvement s’essouffle généralement assez vite, sans parler de potentiels interdictions préfectorales, sanitaires ou autres. Transformant de fait les manifestants qui braveraient l’interdit dans la position de cibles privilégiées.

Soyons créatifs, réactifs, inventifs et déterminés mais surtout économisons nos forces car le combat s’annonce long et difficile. J’ajoute que la répression visera en premier lieu toutes les personnes possédant une capacité d’entrainement des masses, influenceurs, hommes politiques, figures emblématiques, etc. Se mettre en avant pour ceux qui le souhaiteraient me parait prématuré. En revanche faire du réseau, rencontrer des camarades localement dans les manifestations, nouer des contacts personnels en vue d’actions futures est tout à fait essentiel à ce stade. Des groupes déterminés de quelques dizaines de personnes (ou moins) sont très difficiles à contrôler (pour peu que l’on prenne quelques mesures élémentaires de sécurité, applications cryptées, tenue adaptée, déplacement à pied et gestes barrière bien sur avec l’indispensable masque) et à inhiber. Ce qui n’est évidemment pas le cas d’organisations établies ou de personnalités publiques.

A bon entendeur !


Article écrit par Jules pour le Réveil Des Moutons.

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