8 août 2022

Notre belle jeunesse

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Notre belle jeunesse

« Un peuple de moutons fini par engendrer un gouvernement de loups »

Agatha Christie.

Sept heures du matin sur un petit marché de province. Je suis servi par une première jolie demoiselle masquée avec grand soin. Rebelote à l’échoppe des maraîchers : accueil poli par un autre masque ayant tout l’apparence d’une belle brune. Pourtant, l’obligation de port de la muselière est tombée ; elle ne sert à rien ; les jeunes ne font pas de forme grave du covid Nos lecteurs savent tout cela.

Force est donc de constater, après deux ans de guerre contre les peuples, que la folie sanitaire a maintenant triomphé. Elle est là pour durer. Une génération entière de jeunes écervelés sont désormais sous son emprise, tels les membres d’une secte obéissant avec abandon à leur gourou.

Regardez d’ailleurs n’importe quelle vidéo de manifestation, que ce soit en France, en Allemagne, au Canada, en Australie : l’immense majorité des participants compte entre 30 et 70 ans. Quasiment aucun jeune. C’en est frappant.

Quels facteurs pourraient expliquer un tel désintérêt des jeunes générations pour leurs libertés ?

 Les jeunes ne regardent pas la télé et c’est tout à mettre à leur crédit. Pour autant, ils sont insensibles aux questions d’ordre politique. Ils ne mettent donc pas à profit le temps ainsi gagné pour devenir des citoyens attentifs à la vie de la Cité, préférant la douce mélodie de Netflix et YouTube.

 Accrochés à leur portable en permanence, ils ne l’utilisent nullement comme source de savoir. (Toute recherche authentique les mènerait inéluctablement vers une forme de libération).

• L’École a réussi cet exploit que de les rendre encore plus abrutis que leurs prédécesseurs. Félicitations à Vincent Peillon, Benoît Hamon, Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Michel Blanquer pour ces prouesses destructives.

 Enfin, et c’est ce qui est le plus inexplicable, quand on a vingt ans, on se rebelle contre toute forme d’autorité. Et de fait, je vois des jeunes conducteurs (et conductrices) rouler comme des dingues, jeter leurs déchets à terre, et se dandiner dans des raves pourtant interdites. Mais remettre en question les dogmes liberticides de l’État ? Il n’en serait nullement question.

Quel devenir pour une société dans laquelle les jeunes générations font preuve d’autant de désinvolture et de passivité ? Pour paraphraser Doistoïevski, si la conscience politique n’existe pas, toutes les dérives sont permises. Nous sommes dans de beaux draps.

Article écrit par Lawrence d’Arabie

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1 thought on “Notre belle jeunesse

  1. A 100% d’accord avec cette analyse.
    J’ai repris, à 34 ans, des études de Philosophie au grade de Master l’année dernière.
    Je pensais bien naïvement que j’allais, comme lors de mes souvenirs universitaires, pouvoir inopinément rencontrer de belles âmes contemplatives, doucereuses, dotées d’un esprit critique, d’une jeunesse fougueuse et pleine d’entrain à comprendre le monde et sa substance. Or, force est de constater que nul originalité, nulle défiance, nulle authenticité ne régnaient en ces lieux. Si bien, que certains professeurs sadiques s’en donnaient à cœur joie. Et lorsque moi, l’empêcheur de tourner en rond, les regardait avec dédain me défendant de cette emprise malsaine, ou osant seulement énoncer une pauvre critique à l’égard d’un auteur ou même d’une simple idée (!), je me faisais fusiller du regard, recevait des mails me demandant de « moins participer » en classe, j’étais aussi devenu transparent, plus personne ne faisait ne serait-ce que semblant de me voir lorsque je passais à côté d’eux. Je ne sais pas si vous vous imaginer? Moi, le passionné de Philosophie depuis mon adolescence, moi le révolté contre ce système pernicieux, étais face à des jeunes de 23-24 ans qui étaient bien plus conformistes que ne l’étaient mes propres parents ! Non vraiment, j’étais le seul « jeune » dans cette assemblée de prétendants à l’enseignement de la philosophie, ceci expliquant cela, car j’étais bien le seul à réfléchir par moi-même, à oser contredire la thèse d’un auteur, à être en capacité à me défendre face à l’abus de pouvoir d’un professeur, à me comporter comme un homme libre tout simplement…
    Je me suis dit en mon fort intérieur : « Cette génération est foutue ! On ne pourra jamais compter sur cette jeunesse pour renverser la table, soit ce sera nous, soit jamais aucune révolte n’aura plus lieu ! » D’où notre responsabilité face à l’Histoire.

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