24 octobre 2021

Vaccin contre la Covid : Nous oblige-t-il moralement, est-il moralement défendable, ou constitue-il une faute morale ?

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Il n’est actuellement aucune question qui préoccupe plus les fidèles chrétiens – et de façon générale toute personne droite et honnête – que celle de la position morale et médicale à adopter face aux injections massives du vaccin contre la Covid, dont le but déclaré de ses administrateurs et partisans, qui ne reculent devant rien et usent de tout pour y parvenir, est de « vacciner l’ensemble de l’humanité »1. Si nous écoutons le Pape François ou des prélats de haut rang comme l’archevêque Lackner, le président de la conférence des évêques d’Autriche, nous aurions, nous catholiques, le devoir moral de nous laisser vacciner. Et en face, il y a un nombre incalculable d’experts de toutes les disciplines possibles et imaginables, qui avertissent en revanche catégoriquement des dangers qu’implique cette vaccination. Qui devons-nous croire ? Comment chacun peut-il, dans sa situation concrète, parvenir à une décision avisée et éthiquement défendable ?

Sans pouvoir me présenter comme un spécialiste de la médecine, il nous incombe toutefois le devoir, à nous prêtres, de donner des indications en ce qui concerne les implications morales de ce vaccin et d’apporter aux fidèles une orientation aussi claire que possible. Pour éclaircir suffisamment cette question hautement complexe, nous avons intimement collaboré avec des médecins, qui se sont de leur côté consacrés durant des semaines à d’intenses travaux de recherche. Une remarque d’emblée : la plupart des médecins ne sont guère informés au sujet de la recherche et du développement des vaccins et autres médicaments. Trop de ce que fait l’industrie pharmaceutique se déroule dans l’ombre du secret et dans la dissimulation. Il est semble-t-il besoin de la révélation de scandales, pour qu’un peu de lumière puisse être faite dans l’horrible commerce de ces gens, comme par exemple il y aquelques années, le trafic d’organes du Planned Parenthood, par le plus grand groupe d’avortements au monde, qui bradait en masse des organes d’enfants avortés à des groupes pharmaceutiques2. Pour parvenir à une appréciation morale approfondie du vaccin contre la Covid, les champs de problématiques suivants doivent au moins être éclairés :

  • L’origine des vaccins

Il est de notoriété publique que des lignées cellulaires embryonnaires provenant d’avortements ayant soi-disant eu lieu des décennies auparavant furent utilisées pour la recherche et le développement des actuels vaccins. Ce fait ne semble pourtant pas troubler certains esprits. Mais lorsque l’on sait ce qui se passe dans l’ombre, à savoir que pour l’exploitation des organes développés d’un embryon, le petit enfant est arraché vivant du ventre de sa mère, « dépecé » et « étripé » vivant, afin que l’on parvienne de la sorte aux organes encore vivants et que cela s’est déroulé systématiquement un nombre de fois incalculable et se déroule toujours, alors la chose est à considérer autrement. Ces faits, publiés de nombreuses fois ces derniers temps, ont pu être écartés sous prétexte d’être des affirmations sans consistance provenant de complotistes. C’est pourquoi il fut nécessaire d’étayer solidement ces informations par des preuves et des documents irréfutables. Le mérite de ce travail revient à Mme le Docteur Eva-Maria Hobiger et sera traité dans l’article qui suit («FSSPX Mitteilungsblatt » (Distrikt Österreich), April 2021 (Nr. 507), pages 10-17). Celui qui se fait vacciner doit être conscient qu’il finance et soutient – de gré ou de force – les abominables machinations d’une industrie pharmaceutique sans scrupules. »

 

  • L’examen des risques

Les communiqués faisant état de graves effets secondaires et de cas mortels en grand nombre suite à la prise du vaccin contre la Covid3 se multiplient. Quelle est la dangerosité de ces vaccins ? Personne ne peut répondre à cette question. Personne ne peut exclure des lésions à long-terme, voire même des lésions héréditaires. Personne ne sait si la vaccination de masse ne se terminera pas en une catastrophe humanitaire d’une ampleur mondiale. Le Docteur Norman Zeelan4, médecin spécialisé dans ce domaine et chercheur reconnu en Allemagne, rend attentif au danger : «Personne ne conteste que même le développement et la phase de test d’une vaccination effective durent environ entre 10 et 20 ans. Ce laps de temps ne peut être raccourci que si l’on est en possession d’une machine à remonter le temps… Il n’y a jamais eu de vaccination, dont le développement et l’observation à long-terme aient duré moins de 4 à 5 ans et qui ne se soit pas terminée en catastrophe. – Des milliards de jeunes gens en bonne santé doivent être soumis à cette expérimentation humaine aux conséquences inconnues, alors que l’avantage qu’ils en tireraient pour eux-mêmes et pour autrui n’a pas encore pu être exactement établi. » Est-il permis d’exposer de la sorte sa propre santé et peut-être celle de sa descendance à des risques aussi sérieux, sans vraiment pouvoir en reconnaître l’utilité ? Le bon sens ne se révolte-il pas avec véhémence là-contre ?

  • La proportionnalité

Il y a une année la terrifiante image d’une grave pandémie, à peu près comparable à la grippe espagnole, dont 50 à 100 millions de personnes moururent en Europe, s’étalait sous nos yeux. Entre-temps, l’alerte aurait pu être levée depuis longtemps. Les chiffres des Départements Fédéraux pour la statistique n’indiquent pas de taux de mortalité pour 2020 explosant le cadre des précédentes années, la maladie n’étant presque exclusivement dangereuse que pour les groupes d’âge au-delà de 80 ans – comme c’est le cas pour chaque épidémie de grippe ordinaire. Comment des mesures aussi graves et risquées, auxquelles on soumet la population sans interruption, peuvent-elles dès lors être justifiées en pareille situation ?

  • À qui profite le vaccin ?

L’évidence des faits nous mène malheureusement au constat que la campagne de vaccination mondiale est au service d’un agenda politique, dont le but est d’apporter un nouvel ordre mondial à l’humanité, une dictature selon le modèle socialiste, qui nous enlèvera certes la sphère privée et la liberté, mais qui en échange nous apporterait « l’égalité », « la justice », « la paix » et « la sécurité » – comme toutes les dictatures l’ont en fait formulé jusqu’à présent. Avons-nous le droit de nous soumettre à de telles conceptions méprisantes de la nature humaine et antichrétiennes, sans engager une résistance ?

  • Conclusion et perspective

Bien que les quatre problématiques évoquées doivent encore être approfondies d’un point de vue argumentatif, nous devons faire part de notre extrême préoccupation morale quant à l’actuel vaccin contre la Covid et rappeler avec insistance de ne pas se soumettre au vaccin. Je sais que nombreux sont ceux à être sous pression pour se faire vacciner. Mais il est toujours permis de s’en remettre à sa conscience et de retarder le vaccin jusqu’à ce que l’un des vaccins inertes (Totimpfstoffe) annoncés soit proposé, reposant sur des méthodes de développement conventionnelles et qui ne présente aucune faute d’un point de vue moral. La Providence divine nous fait vivre en ces temps difficiles. Celui qui sait tout et qui est infiniment bon sait ce qu’il peut nous demander. Dans les épreuves extraordinaires, Il nous offre des grâces extraordinaires, afin que nous fassions nos preuves. Il veut que nous vivions entièrement de l’union avec notre bien-aimé Rédempteur et que nous puisions la vie et la force dans les mystères de Sa Passion et de Sa Résurrection. Puisse-t-Il à tous donner la force de persévérer, le courage de résister et de souffrir, mais qu’Il vous console aussi par la joie sans faille de Sa Sainte Résurrection.

Si la Très Sainte Vierge a annoncé la propagation mondiale de l’idéologie gauchiste à travers la terre, elle a aussi annoncé Sa victoire finale sur cette dernière.

Prions Marie pour qu’elle nous guide et nous apporte lumière et force.

C’est dans cet esprit que je vous souhaite de tout cœur une belle Semaine Sainte et une joyeuse fête de Pâques, remplies de grâces !


Article de l’Abbé Stefan Frey, Supérieur du District d’Autriche de la FSSPX

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