21 janvier 2022

De la Société de Consommation à la Société de Consumation:

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Du libéralisme libertaire au libéralisme sécuritaire :

 

Pendant des décennies, à vrai dire après le monde Occidental post Seconde Guerre mondiale, jusqu’à récemment, nous étions dans une société de la consommation. Cette analyse a été mainte fois décryptée tant par les penseurs marxistes ainsi que par les antilibéraux de droite. Nous pourrions lire pêle-mêle, Christopher Lasch, Guy Debord, Jean Claude Michéa ou encore Alain de Benoist.. Le principe de vie bourgeois de jouissance pure et déraisonnée fut le principe directeur des actions humaines. Nous ne disons pas que cet esprit est désormais révolu. Loin de là ! Il ne va que poursuivre son irrésistible progression dans cet homme du monde d’après cher à Davos. L’impératif catégorique actuel est avant tout de vivre pour soi, selon sa propre morale qui n’est autre que celles des différentes modes successives. Mais aussi de courir après les richesses, tel un mirage souvent inaccessible et réservés à quelques élites. Le sacro-saint principe d’égalité a parallèlement fondu comme neige au soleil. L’ancien système permettait encore à certains d’avoir accès aux joies de la pleine jouissance. L’homo economicus étant cet être vivant pour produire, mais pour consommer avant tout. Lintérêt de l’existence résidait dans la capacité à consommer. Cette capacité se devait d’être sans limites. Il était alors interdit d’interdire ! Interdit d’interdire de jouir, de réaliser ses désirs ! La formation de la classe moyenne a permis alors au petit peuple de vivre comme un bourgeois. Non pas comme un bourgeois du XIXe et dominateur. Mais bien comme un individu tourné vers l’esprit de jouissance, l’esprit d’usage. Le petit peuple, parfois des campagnes, étant souvent, plus tourné vers l’esprit de sacrifice dû à son mode de vie continua se détacher pour constituer la première base de la France péripéhrique qui sera rejoint par le périurbain et les petites villes. L’antithèse de l’esprit bourgeois étant avant tout l’esprit de sacrifice, l’embourgeoisement moral de la population lui a enlevé toute résistance, ainsi que toute capacité de dons gratuit pour ses valeurs. Les modèles vers qui s’inspirer étaient avant tout des personnes incarnant le désir de brûler la vie par les deux bouts, des gagnants, contre les perdants.(Johnny ou Bernard Tapie) Ce libéralisme libertaire parfaitement décrit par Michel Clouscard comme le cœur du système de domination a laissé place à un libéralisme sécuritaire et répressif. Donc, viens le libéralisme sécuritaire et répressif. Le danger de conduire et tout le matraquage culpabilisateur qui s’en suivit. Les dangers de l’alcool, du tabac, de la nourriture. De tout ce qui constituait les moyens de vivre une vie débridée. Or avec cette période du tout sécuritaire vit l’essor de son corollaire culpabilisateur afin de briser les dernières défenses morales. D’un être globalement fier de lui-même et jouisseur (Belmondo) , nous sommes passées à un modèle d’être coupables et raisonnables (cf le cinéma culpabilisateur français) . L’accélération de la culpabilisation par : la Shoah, la collaboration, colonisation, l’écologie, le racisme, le sort des femmes ; a suivi le passage à ce libéralisme autoritaire.

 

Nous sommes passées de « il est interdit d’interdire », au tout sécuritaire. Le matraquage fiscal, la menace terroriste et la mise en place d’une société de la défiance qui succède à l’ancien système de domination. Il faut se garder de voir ces changements de dominations comme le remplacement d’élites par des luttes internes et invisibles en vue du bien commun. Mais d’une évolution insuflée par les véritables dominants en vue de garder le contrôle. Le remplacement des élites par des nouvelles, adaptées à l’idéologie dominante est un de leurs moyens pour perdurer. Être et durer, tel est le crédo de nos dominants. Être par la mise en place d’une idéologie qui sert ses intérêts et légitime sa domination. Et enfin durer en alimentant cette idéologie comme mythe fondateur de sa politique.

 

Surgissement du temps de l’a-société:

 

Cette réflexion fait suite à un article publié il y a 3 mois par votre serviteur: https://xn--lerveildesmoutons-dtb.fr/projet-de-loi-vote-par-correspondance-le-temps-de-la-societe/

Cette société de consommation, où tout était possible et réalisable, car le destin, au sortir de la guerre ne pouvait être que meilleur, laissa place aux « peurs structurantes » chères à Jacques Attali. L’écologie et la nécessité de sauver la planète par la décroissance sont des leviers formidables pour le passage au monde d’après. La domination se justifie toujours par un récit structurant. Celui de l’écologie politique, mis en place de toute pièce par les dominants, est un moyen pour ces derniers de mettre en place le passage aux autres systèmes. Ou plus simplement, comment inventer de A à Z une menace et de s’avancer comme le sauveur en apportant sa propre solution. Cette caste de la prophétie auto-réalisatrice parfaitement incarnée par Attali tient le récit de bout en bout. Face à la menace sur la planète, la décroissance. Face au terrorisme, la surveillance. Face à la crise économique, la monnaie numérique. Face aux virus, la vaccination de masse.

 

Toute cette accélération globale entraîne inévitablement des résistances. La demande de protection par les peuples amène au souverainisme ( Brexit et Trump) La perte d’identité au sein de cette masse indifférenciée entraîne le rejet de l’immigration. La casse économique et la paupérisation entraînent les révoltes sociales. Mais aussi, la volonté des élites ( voir Christopher Lasch, La révolte des élites et la trahison de la démocratie) de faire sécession en vue de laisser mourrir la France Périphérique ( Christophe Guilluy, No society) entraîne les Gilets Jaunes. Ainsi il était plus que nécessaire pour ces élites de garder la main. La défaite de l’empire atlanto-sioniste en Syrie a grandement freiné ses prétentions hégémoniques au profit de puissances comme la Russie, l’Iran ou la Chine. Ces véritables contre-poids à la domination occidentale (essentiellement américano-anglaise au service de l’Etat hébreu) ont grandement participé à démontrer à la caste mondialiste qu’elle perd la main.

En outre, le nouveau contre-pouvoir qu’est le peuple, qui prend parallèlement conscience de lui-même face à ces élites demeure la menace principale de ces élites. L’illégitimité et la monstruosité de cette caste de sociopathes apparaissent au grand jour au fur et à mesure que sa domination devient totalitaire. Le peuple se réapproprie la parole et l’expression de la politique par ces signaux forts que sont les contestations. L’élite perd peu à peu la guerre culturelle à mesure qu’elle sombre dans la folie et que le nouveau récit qu’elle met en place ne tient pas la route. Nous observons donc un retour de la violence comme moteur politique. Ainsi, ce processus de marginalisation progressive et de criminalisation ne date pas d’aujourd’hui. Il s’accélère de manière hystérique actuellement, car l’élite perd la main.
Cette caste, afin que sa domination illégitime perdure, superpose alors un nouveau récit collectif à l’ancien en place. Elle ne l’élimine pas définitivement, elle y ajoute une nouvelle strate. L’urgence écologique, le risque pandémique, le risque de terrorisme domestique et la menace du choc ces civilisations sont alors les nouvelles sources de sa légitimité. Il ne s’agit plus alors pour les peuples de faire société d’un commun accord. Il s’agit désormais de se ranger sous la domination des élites face aux différentes menaces. Nous ne sommes plus dans une logique utopiste de contrat social, mais dans une logique mafieuse où les peuples se rangent auprès des dominants face à la peur. La peur de l’islamisme, l’immigration, et la violence qu’elle entraîne. Les menaces d’extrême droite, la protection de la planète.

Enfin, bientôt, la mise en place des différents systèmes de crédits et passeports sélectifs. Le passeport vaccinal avec l’appartenance au monde du bien par la justification d’être un OGM. Le futur passeport écologique pour avoir le droit de polluer dans le nouveau monde de la décroissance. La monnaie numérique dans cette société du tout traçable. Le tout dans un système intra-cutané, futur cheval de Troie du transhumanisme. Nous passons donc à une société du contrôle absolu des pouvoirs sur les populations. Le peuple n’est plus vu que comme du bétail a domestiquer. (Rajouter vidéo du bétail sur les enfants ?)

 

 

La société de consumation

 

 

Ce passage à cette société de la consumation est illustré par le passage du modèle du philantro-capitalisme à la réalité d’un capitalisme malthusien et mortifère. La stérilisation par la vaccination de masse, dans le récit écologique de réduction de l’empreinte carbone en est la parfaite illustration. Au delà de cette a-société, le temps du « nous sommes en guerre » comme reprenait l’attaché de presse du mondialisme, Emmanuel Macron. En effet, nous sommes dans une guerre qui ne dit pas son nom. La guerre des élites sociopathes et de leurs sbires contre les peuples qui ne lui sont plus utiles. L’Automatisation nous remplacera. L’immigration servile y aidera. En effet, nous sommes dans une guerre qui ne dit pas son nom. Le Great Reset des hommes de Davos est bien cela, la réinitialisation de la nature humaine en vue de l’homme augmenté. C’est avant tout un changement anthropologique que recherchent ces élites. « La nouvelle révolution industrielle [à savoir la révolution de l’intelligence artificielle et du transhumanisme] entraînera la fusion de nos identités biologiques et numériques » nous disait Klaus Schwab. Parallèlement, la mise en place d’un gouvernement mondial pour contrer la bombe démographique est le nouveau leitmotiv de nos élites.

Ces élites souhaitent donc régner par la consumation, c’est-à-dire par la destruction de tout ce qui ne leur sera pas utile dans ce monde d’après. La classe moyenne, futur cœur des troupes révolutionnaires doit être éliminée avant qu’elle ne dégage la caste illégitime. Ainsi, le consensus des élites en vue de la décroissance démographique est une guerre qui ne dit pas son nom. L’ingénierie sociale et la manipulation de masse étant ses nouvelles armes dans son nouveau récit structurant. Il s’agit donc désormais de détruire pour mieux reconstruire. Telle une bête blessée, le système est passée en mode autophagie afin de perdurer. D’un point de vue économico-social, il s’agit d’effectuer une paupérisation des masses potentiellement rebelles. D’un point de vue politique, il s’agit par la lutte contre le complotisme, d’établir un ministère de la vérité et d’effectuer une traque des opposants avec les futurs camps. D’un point de vue spirituel, il s’agit de procéder à un sacrifice de masse par la vaccination aussi bien des enfants que des adultes, en vue d’un passage à un stade supérieur. Cette réinitialisation est ce que Pierre Hillard appelle, une version sécularisée de la réparation messianique.

 

Conclusion:

 

Tous ces niveaux de lecture sont autant de clés afin de comprendre les différents fronts d’attaque de la part du système. Ainsi, cette société de la consumation est une transformation du capitalisme au profit d’une minuscule élite qui souhaite rester en place. Le covidisme n’est autre que ce que Youssef Hindi appelle « un accélérateur historique » en vue de la mise en place d’une gouvernance mondiale. Ces élites, teintées de religiosité, sont les exécutants de ce messianisme. Le covid n’est que l’outil d’accélération de ce projet mondialiste. Il permet en outre la mise en place d’une société de la défiance et de la surveillance généralisée. Après être passé à « il est interdit d’interdir », au tout sécuritaire, nous sommes entrés dans une société où « autrui ne peut être qu’une menace ». Menace, car potentiel infecté. Menace, car potentiel terroriste islamiste ou terroriste complotiste. Menace, car pollueur… Cette société de la consumation verra le retour à un esprit sacrificiel digne des sociétés archaïques où l’environnement y sera ultra violent. Le rôle de la crainte, dans cette logique de dépopulation à l’échelle mondiale, vise à réduire le corps politique à une taille gérable. Cette logique de destruction contrôlée systématique est au cœur de cette transition vers le monde d’après. Tout ce processus, s’inscrivant inéluctablement dans la phrase de la Genèse :  » Vous serez comme des dieux. » Ainsi, la volonté de dépasser la condition humaine est en réalité le premier moteur de ce basculement aliénatoire.

 

Nous reviendrons ultérieurement sur les mécanismes de cette domination future… Si elle a lieu… Rien n’est moins sûr.

 

Le Cosaque

 

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